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Les littoraux
Fig. 82. — Types de barres d’embouchure.
A : débit abondant, charge fluviale importante, houles et marées faibles. B : intervention de la
houle (dérive littorale principale et dérive littorale secondaire). C : courants de marée forts.
chenal immergé ainsi délimité s’édifie une barre sableuse. Celle-ci finit par gêner
l’écoulement, d’où une bifurcation du courant par la droite et par la gauche qui
donne naissance à deux nouveaux chenaux tandis que les levées sous-aquatiques
du chenal qui s’est divisé émergent progressivement. C’est ce qui se passe à
l’embouchure du Mississippi, dans le sous-delta de Balize dont la forme digitée
tient au processus qui vient d’être décrit.
Si l’énergie des vagues est appréciable et si la dérive littorale est active, il se
crée généralement une barre en forme de lunule qui s’accroît à partir de la rive
située du côté où arrive le transfert côtier dominant et s’incurve, ce qui fait dévier
le courant fluvial. Une langue sableuse moins développée peut apparaître sur la
rive d’en face, s’il existe un transfert côtier secondaire en sens opposé du principal.
Un tel agencement se constate à l’embouchure actuelle de la Medjerda, fleuve qui
a construit un delta en Tunisie nord-orientale.
Si les courants de marée sont forts, s’élaborent dans le prolongement du chenal
fluvial des barres linéaires, étirées parallèlement à la propagation du flot et du
jusant qui sont ainsi canalisés. C’est le cas en avant des bouches du delta du
Gange-Brahmapoutre.
Les littoraux
Fig. 82. — Types de barres d’embouchure.
A : débit abondant, charge fluviale importante, houles et marées faibles. B : intervention de la
houle (dérive littorale principale et dérive littorale secondaire). C : courants de marée forts.
chenal immergé ainsi délimité s’édifie une barre sableuse. Celle-ci finit par gêner
l’écoulement, d’où une bifurcation du courant par la droite et par la gauche qui
donne naissance à deux nouveaux chenaux tandis que les levées sous-aquatiques
du chenal qui s’est divisé émergent progressivement. C’est ce qui se passe à
l’embouchure du Mississippi, dans le sous-delta de Balize dont la forme digitée
tient au processus qui vient d’être décrit.
Si l’énergie des vagues est appréciable et si la dérive littorale est active, il se
crée généralement une barre en forme de lunule qui s’accroît à partir de la rive
située du côté où arrive le transfert côtier dominant et s’incurve, ce qui fait dévier
le courant fluvial. Une langue sableuse moins développée peut apparaître sur la
rive d’en face, s’il existe un transfert côtier secondaire en sens opposé du principal.
Un tel agencement se constate à l’embouchure actuelle de la Medjerda, fleuve qui
a construit un delta en Tunisie nord-orientale.
Si les courants de marée sont forts, s’élaborent dans le prolongement du chenal
fluvial des barres linéaires, étirées parallèlement à la propagation du flot et du
jusant qui sont ainsi canalisés. C’est le cas en avant des bouches du delta du
Gange-Brahmapoutre.
