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Les littoraux
mobilisée est inférieure à celle qui s’est déposée. Une situation inverse devrait
prévaloir en période revif. Ce n’est pas le cas car, entre-temps, la compaction a été
suffisante pour que tout le dépôt ne puisse être remis en mouvement. Un bilan
positif en faveur de la sédimentation caractérise chaque cycle de marée.
J. Bourcart réserve le terme d'accrétion pour la vase qui se fixe sur les bords des
estuaires lors du jusant, à la manière de la pellicule savonneuse qui colle à la paroi
d’une baignoire que l’on vidange et qui n’est pas enlevée si la baignoire est de
nouveau remplie d’eau.
On le voit, les modalités du dépôt de la vase dans les estuaires sont diverses.
► Les formes liées à la sédimentation se rangent dans deux grandes catégories.
Sur les bords des estuaires, on trouve des marais dus à un colmatage vaseux. En
leur milieu, on rencontre des îles et des bancs dont l’existence est liée à la dynamique de l’eau dans les chenaux.
Les marais dans la genèse desquels la marée joue un rôle essentiel sont
souvent très développés dans les estuaires et on peut même dire que l’existence
de vasières latérales, partiellement colonisées par la végétation, constitue un de
leurs traits caractéristiques. Mais des marais existent aussi en dehors des
estuaires. Le chapitre 5 de ce livre est consacré à une présentation d’ensemble
des marais maritimes.
Les estuaires sont encombrés d’îles, de bancs découvrant, de hautsfonds entre
lesquels serpentent des chenaux. La forme allongée est la plus fréquente et doit
être mise en relation avec la réversibilité des courants de marée. L’examen de
cartes levées à des époques différentes montre que ces constructions se modifient,
parfois rapidement, tel le banc de Saint-Estèphe dans la Gironde qui s’est allongé
d’une dizaine de kilomètres entre 1825 et 1953, et dans lequel une brèche a
commencé à s’ouvrir à partir de 1961. Mais, il est vrai aussi que certaines accumulations paraissent stables et représentent des traits permanents des estuaires. Elles
sont constituées essentiellement par du sable, d’origine fluviatile à l’amont, marine
à 1 aval, avec une fraction vaseuse plus ou moins importante selon les lieux. Les
dunes hydrauliques, qui se développent dans les chenaux et gênent la navigation,
évoluent rapidement puisqu’elles peuvent migrer de plusieurs mètres vers l’aval
lois des crues. Elles ont quelques mètres de haut et quelques dizaines de mètres de
longueur d onde. Elles présentent un profil dissymétrique caractérisé par une pente
douce vers l’amont, plus marquée vers l’aval.
Certains estuaires, comme celui de la Loire et aussi celui de l’Amazone,
montrent à leur débouché en mer des accumulations d’alluvions submergées qui
reçoivent le nom de delta embryonnaire ou de delta sous-marin. L’origine de ces
ormes fait 1 objet de discussions car elle est probablement complexe. Il pourrait
s agir au départ de dépôts fluviatiles associés à des cônes de déjection surbaissés,
mis en place par les fleuves à la fin de la dernière époque glaciaire, alors que le
niveau de la mer était déjà remonté mais n’avait pas encore atteint sa position
actue le. Une fois submergés à la fin de la transgression holocène, ils auraient été
mot ces par les courants de marée, capables d’y creuser par affouillement des
c enaux séparés par des barres sableuses allongées dans le sens de leur écoulement.
Les littoraux
mobilisée est inférieure à celle qui s’est déposée. Une situation inverse devrait
prévaloir en période revif. Ce n’est pas le cas car, entre-temps, la compaction a été
suffisante pour que tout le dépôt ne puisse être remis en mouvement. Un bilan
positif en faveur de la sédimentation caractérise chaque cycle de marée.
J. Bourcart réserve le terme d'accrétion pour la vase qui se fixe sur les bords des
estuaires lors du jusant, à la manière de la pellicule savonneuse qui colle à la paroi
d’une baignoire que l’on vidange et qui n’est pas enlevée si la baignoire est de
nouveau remplie d’eau.
On le voit, les modalités du dépôt de la vase dans les estuaires sont diverses.
► Les formes liées à la sédimentation se rangent dans deux grandes catégories.
Sur les bords des estuaires, on trouve des marais dus à un colmatage vaseux. En
leur milieu, on rencontre des îles et des bancs dont l’existence est liée à la dynamique de l’eau dans les chenaux.
Les marais dans la genèse desquels la marée joue un rôle essentiel sont
souvent très développés dans les estuaires et on peut même dire que l’existence
de vasières latérales, partiellement colonisées par la végétation, constitue un de
leurs traits caractéristiques. Mais des marais existent aussi en dehors des
estuaires. Le chapitre 5 de ce livre est consacré à une présentation d’ensemble
des marais maritimes.
Les estuaires sont encombrés d’îles, de bancs découvrant, de hautsfonds entre
lesquels serpentent des chenaux. La forme allongée est la plus fréquente et doit
être mise en relation avec la réversibilité des courants de marée. L’examen de
cartes levées à des époques différentes montre que ces constructions se modifient,
parfois rapidement, tel le banc de Saint-Estèphe dans la Gironde qui s’est allongé
d’une dizaine de kilomètres entre 1825 et 1953, et dans lequel une brèche a
commencé à s’ouvrir à partir de 1961. Mais, il est vrai aussi que certaines accumulations paraissent stables et représentent des traits permanents des estuaires. Elles
sont constituées essentiellement par du sable, d’origine fluviatile à l’amont, marine
à 1 aval, avec une fraction vaseuse plus ou moins importante selon les lieux. Les
dunes hydrauliques, qui se développent dans les chenaux et gênent la navigation,
évoluent rapidement puisqu’elles peuvent migrer de plusieurs mètres vers l’aval
lois des crues. Elles ont quelques mètres de haut et quelques dizaines de mètres de
longueur d onde. Elles présentent un profil dissymétrique caractérisé par une pente
douce vers l’amont, plus marquée vers l’aval.
Certains estuaires, comme celui de la Loire et aussi celui de l’Amazone,
montrent à leur débouché en mer des accumulations d’alluvions submergées qui
reçoivent le nom de delta embryonnaire ou de delta sous-marin. L’origine de ces
ormes fait 1 objet de discussions car elle est probablement complexe. Il pourrait
s agir au départ de dépôts fluviatiles associés à des cônes de déjection surbaissés,
mis en place par les fleuves à la fin de la dernière époque glaciaire, alors que le
niveau de la mer était déjà remonté mais n’avait pas encore atteint sa position
actue le. Une fois submergés à la fin de la transgression holocène, ils auraient été
mot ces par les courants de marée, capables d’y creuser par affouillement des
c enaux séparés par des barres sableuses allongées dans le sens de leur écoulement.
