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Les littoraux
Fig. 69. — Un estuaire.
1 : courant fluvial. 2 ; courant de flot. 3 : courant de jusant. 4 : houle principale. 5 : dérive littorale dominante. 6 : falaises. 7 : vase. 8 : sables d’origine marine. 9 : sables d’origine fluviatile.
et marine, y sont piégés pendant un temps plus ou moins long et, si une partie
d'entre eux finit par être expulsée en mer, une autre partie contribue au colmatage
de l’estuaire par la construction de vasières latérales et de bancs sableux médians.
La Gironde est un estuaire. La Seine, la Loire, la Tamise, la Weser, l’Elbe, le SaintLaurent, la Columbia, l’Amazone, pour ne citer que quelques exemples, sont des
fleuves qui se terminent par un estuaire caractéristique. Les estuaires, au sens
strict, se distinguent d’autres formes littorales dues à l’ennoyage par la mer de
vallées continentales, comme le sont les rias, les calanques et les fjords 1. On peut
à la rigueur considérer ces cas comme des environnements, au moins partiellement, estuariens si l’on adopte pour ce type d’environnement la définition
proposée par D. W. Pritchard (1967) : «plan d’eau côtier semi-fermé qui a une
liaison libre avec la mer ouverte et dans lequel l’eau de mer est diluée de façon
mesurable dans l’eau douce apportée par le drainage continental». Dans ce sens,
des lagunes alimentées par des rivières et ouvertes sur la mer, comme Tétait à l’état
naturel celle de Venise, ou des baies étroites d’origine tectonique dans lesquelles
débouchent des cours d'eau, comme celle de San Francisco, peuvent être considérées comme des milieux estuariens. On s’en tiendra dans ce chapitre à l’acception
sensu stricto du terme estuaire.
1. Ria. vallée profonde, creusée par un cours d’eau dans des terrains résistants, largement
envahie par la mer.
Calanque . ria étroite et courte, à versants raides, entaillant des terrains calcaires.
Fjord : vallée d’origine glaciaire, occupée par la mer.
Les littoraux
Fig. 69. — Un estuaire.
1 : courant fluvial. 2 ; courant de flot. 3 : courant de jusant. 4 : houle principale. 5 : dérive littorale dominante. 6 : falaises. 7 : vase. 8 : sables d’origine marine. 9 : sables d’origine fluviatile.
et marine, y sont piégés pendant un temps plus ou moins long et, si une partie
d'entre eux finit par être expulsée en mer, une autre partie contribue au colmatage
de l’estuaire par la construction de vasières latérales et de bancs sableux médians.
La Gironde est un estuaire. La Seine, la Loire, la Tamise, la Weser, l’Elbe, le SaintLaurent, la Columbia, l’Amazone, pour ne citer que quelques exemples, sont des
fleuves qui se terminent par un estuaire caractéristique. Les estuaires, au sens
strict, se distinguent d’autres formes littorales dues à l’ennoyage par la mer de
vallées continentales, comme le sont les rias, les calanques et les fjords 1. On peut
à la rigueur considérer ces cas comme des environnements, au moins partiellement, estuariens si l’on adopte pour ce type d’environnement la définition
proposée par D. W. Pritchard (1967) : «plan d’eau côtier semi-fermé qui a une
liaison libre avec la mer ouverte et dans lequel l’eau de mer est diluée de façon
mesurable dans l’eau douce apportée par le drainage continental». Dans ce sens,
des lagunes alimentées par des rivières et ouvertes sur la mer, comme Tétait à l’état
naturel celle de Venise, ou des baies étroites d’origine tectonique dans lesquelles
débouchent des cours d'eau, comme celle de San Francisco, peuvent être considérées comme des milieux estuariens. On s’en tiendra dans ce chapitre à l’acception
sensu stricto du terme estuaire.
1. Ria. vallée profonde, creusée par un cours d’eau dans des terrains résistants, largement
envahie par la mer.
Calanque . ria étroite et courte, à versants raides, entaillant des terrains calcaires.
Fjord : vallée d’origine glaciaire, occupée par la mer.
