Les lagunes
145
partir de la mer. Il s’agit donc d’eau marine qui, concentrée par la forte évaporation,
devient hypersaline. Le niveau du plan d’eau est variable et il se situe le plus souvent
au-dessous de celui de la mer. Les sédiments qui pénètrent dans les lagunes sont
essentiellement des sables apportés depuis les flèches ou depuis la terre par les
vents. Des sables sont aussi fournis par les vagues de débordement. Dans la sédimentation, les phénomènes chimiques occupent une place prépondérante. Les
lagunes du domaine aride sont des machines évaporatoires dans lesquelles se déposent, sur les bords mais aussi sur le fond, de l’halite, du gypse, des carbonates, en
particulier de l’aragonite et de la dolomite.
4. Les lagunes de la zone tropicale humide
Dans cette zone climatique, l’ensemble le plus imposant est probablement celui
de la côte du golfe de Guinée, de la Côte d’ivoire au Nigéria, dans lequel il n’y a
pas qu’une barrière et qu’une lagune, mais plusieurs cordons d’âges divers, plus ou
moins bien conservés, enserrant des lagunes. La côte du sud-ouest du Dekan et
celle de Ceylan abondent aussi en lagunes. À ces latitudes, la dérive littorale fortement chargée en sable tend à fermer les lagunes, mais les apports considérables
d’eau douce permettent, par leur effet de chasse, le maintien des passes au moins
pendant la saison des pluies. Les rivières tributaires fournissent de gros volumes de
sédiments fins et de matière organique, si bien que le taux de sédimentation est
plus élevé que partout ailleurs dans le monde. Des deltas se construisent à leur
embouchure et, plus loin sur les rives, la mangrove participe efficacement au dépôt
des particules en les piégeant et en les fixant. L’évolution des lagunes vers leur
comblement est rapide.
G- L’Homme et l’évolution des lagunes
Les hommes sont présents depuis longtemps dans les lagunes. Trè;
’ }es Ont
sans doute insalubres en climat chaud mais offrant un milieu de
| attirés par leur richesse en poissons et en mollusques, ar
’ sé à paqUac humaines se sont diversifiées. De la pêche et de a co ec
£)es
ts ont
î culture. Là où le climat le permettait, des salines ont ete am g , &ux
l’ère
| été créés qui ont exigé le calibrage des passes et e
implantées sur les
§ industrielle, les ports ont attiré des usines qui on
récréation sont les
® bords artificiellement remblayés des lagunes. Les activi es
mment poiiuées
o plus récentes, mais elles se heurtent à la qualité es eau ,
alentours
| par les effluents des grandes agglomérations qui se sont developpees
§ des lagunes.
, . . a
o
,
r l’évolution géomorphologique des
a L impact de ces activités humaines sur 1 ev
A^pxpnmles de l’interfé" lagunes s’est accru avec le temps. On donnera ici que qU ,
s Qn présentera
8 rence des aménagements avec le comportement nature
■ ‘ &fluencées dans leur
§ ensuite le cas de trois lagunes méditerranéennes for em
Venise et
1 évolution par l’intervention de facteurs anthropiques, ce
@ de Valence.
145
partir de la mer. Il s’agit donc d’eau marine qui, concentrée par la forte évaporation,
devient hypersaline. Le niveau du plan d’eau est variable et il se situe le plus souvent
au-dessous de celui de la mer. Les sédiments qui pénètrent dans les lagunes sont
essentiellement des sables apportés depuis les flèches ou depuis la terre par les
vents. Des sables sont aussi fournis par les vagues de débordement. Dans la sédimentation, les phénomènes chimiques occupent une place prépondérante. Les
lagunes du domaine aride sont des machines évaporatoires dans lesquelles se déposent, sur les bords mais aussi sur le fond, de l’halite, du gypse, des carbonates, en
particulier de l’aragonite et de la dolomite.
4. Les lagunes de la zone tropicale humide
Dans cette zone climatique, l’ensemble le plus imposant est probablement celui
de la côte du golfe de Guinée, de la Côte d’ivoire au Nigéria, dans lequel il n’y a
pas qu’une barrière et qu’une lagune, mais plusieurs cordons d’âges divers, plus ou
moins bien conservés, enserrant des lagunes. La côte du sud-ouest du Dekan et
celle de Ceylan abondent aussi en lagunes. À ces latitudes, la dérive littorale fortement chargée en sable tend à fermer les lagunes, mais les apports considérables
d’eau douce permettent, par leur effet de chasse, le maintien des passes au moins
pendant la saison des pluies. Les rivières tributaires fournissent de gros volumes de
sédiments fins et de matière organique, si bien que le taux de sédimentation est
plus élevé que partout ailleurs dans le monde. Des deltas se construisent à leur
embouchure et, plus loin sur les rives, la mangrove participe efficacement au dépôt
des particules en les piégeant et en les fixant. L’évolution des lagunes vers leur
comblement est rapide.
G- L’Homme et l’évolution des lagunes
Les hommes sont présents depuis longtemps dans les lagunes. Trè;
’ }es Ont
sans doute insalubres en climat chaud mais offrant un milieu de
| attirés par leur richesse en poissons et en mollusques, ar
’ sé à paqUac humaines se sont diversifiées. De la pêche et de a co ec
£)es
ts ont
î culture. Là où le climat le permettait, des salines ont ete am g , &ux
l’ère
| été créés qui ont exigé le calibrage des passes et e
implantées sur les
§ industrielle, les ports ont attiré des usines qui on
récréation sont les
® bords artificiellement remblayés des lagunes. Les activi es
mment poiiuées
o plus récentes, mais elles se heurtent à la qualité es eau ,
alentours
| par les effluents des grandes agglomérations qui se sont developpees
§ des lagunes.
, . . a
o
,
r l’évolution géomorphologique des
a L impact de ces activités humaines sur 1 ev
A^pxpnmles de l’interfé" lagunes s’est accru avec le temps. On donnera ici que qU ,
s Qn présentera
8 rence des aménagements avec le comportement nature
■ ‘ &fluencées dans leur
§ ensuite le cas de trois lagunes méditerranéennes for em
Venise et
1 évolution par l’intervention de facteurs anthropiques, ce
@ de Valence.
