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Les littoraux
On pourrait aussi mentionner, comme exemples caractéristiques, en mer d’Okhotsk,
la côte occidentale du Kamchatka et le littoral nord-est de Sakhaline au sud d Okha,
Par contre, dans l’hémisphère sud, les îles subantarctiques sont généralement trop
escarpées à cause de l’impétuosité de la houle pour donner lieu à la construction de
cordons barrant des lagunes. Quand à l’englacement généralisé du continent antarctique, il interdit évidemment l’existence des lagunes.
Dans les mers polaires, le gel saisonnier de l’eau de mer limite dans le temps
l’action des vagues qui, par l’intermédiaire de la dérive littorale, édifient les
flèches. Mais le transfert côtier est abondamment alimenté, pendant les mois les
moins froids, par du matériel que l’érosion marine arrache à des falaises taillées
dans des dépôts tendres d’origine glaciaire. Ceci compense cela.
Les marais des lagunes des régions froides sont généralement peu développés,
par suite d’un marnage souvent faible dans les hautes latitudes et de l’englacement
hivernal. Au moment du dégel, on remarque près des bordures des traces d’arrachage dues à la libération des blocs de glace qui, en se déplaçant, labourent les
fonds vaseux là où la profondeur d’eau est faible.
2. Les lagunes des latitudes tempérées
Il existe de très beaux exemples d’ensembles lagunaires sur les côtes tempérées
de l’hémisphère boréal. Le plus caractéristique est, sans contredit, celui du rivage
oriental de l’Amérique du Nord, depuis le Nouveau-Brunswick jusqu’à la Géorgie.
Les flèches qui isolent les lagunes ont été alimentées par des matériaux glaciaires
ou fluvio-glaciaires au nord, par des dépôts temgènes de la plate-forme continentale au sud. En Europe, les lagunes de la Frise hollandaise et allemande, et celles
de la côte sud de la mer Baltique sont aussi bien connues. Ici encore, les flèches
ont été nourries par des matériaux morainiques fournis par le domaine qui avait été
englacé lors de la dernière période froide. Des lagunes étendues se rencontrent
également sur la côte du Brésil méridional et de l’Argentine.
Les lagunes des régions tempérées montrent un grand développement des
marais. Ce phénomène est lié aux apports fins abondants des rivières tributaires et
à l’existence de courants de marée, dus à un marnage souvent appréciable, qui
pénètrent par de larges passes. Les conditions climatiques favorables à la faune
benthique expliquent le rôle notable de la biodéposition et de la bioturbation dans
la sédimentation de la vase.
3. Les lagunes des régions arides et semi-arides
Dans ce domaine climatique de très bons exemples de lagunes se rencontrent
aussi : en Amérique du Nord, les côtes du Texas et de la Basse-Californie, avec
chacune deux grandes lagunes parmi les mieux étudiées du monde, la lagune
Madré sur la première, la lagune Ojo de Liebre sur la seconde; au Moyen-Orient,
la côte du golfe Arabo-Persique; en Afrique, les côtes de l’Angola et de la
Namibie; en Australie, la côte orientale au nord de Perth.
Les lagunes des régions sèches présentent des traits originaux. L’absence de cours
d eau tributaires explique qu elles sont souvent fermées. Leur alimentation en eau se
fait alors, soit par des vagues de débordement, soit par des venues souterraines à
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