Les lagunes
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Fig. 61. —Les Gippsland Lakes, Victoria, Australie (d’après E.C.F. Bird, 1978).
1 : cordons littoraux anciens (a : dernière période interglaciaire; b : Holocène). 2 : cordon
littoral actuel. 3 : dépôts lagunaires.
vraies lagunes isolées par des cordons littoraux actuels. Un autre exemple très
caractéristique de l’occurrence de lagunes successives est donné par les Gippsland
Lakes, dans l’État de Victoria, en Australie (fig. 61). E.C.F. Bird (1978) a montré
qu’en arrière du cordon littoral actuel existent deux autres cordons, l’un datant de
l'Holocène et l’autre, le plus interne, remontant probablement à la dernière période
interglaciaire.
a r m a n d
c o l in .
L a
p h o to c o p ie n o n aut<
Le destin d’une lagune est de disparaître, à plus ou moins brève échéance par
colmatage lorsque le niveau de la mer est relativement stable. Si ce ui ci s e eye
rapidement, la barrière peut être submergée et la lagune devenir une aie.
s’abaisse, la lagune tend à s’assécher. La légère transgression contemporaine
explique la migration en direction de la terre des flèches qui iso ent es agunes
d’où la présence fréquente en avant des flèches, du côté de la mer, e se imen
argileux déposés à l’origine dans les lagunes.
Parce qu’elles constituent des milieux relativement calmes à 1 abri des grande
houles venues du large, les lagunes sont le siège d une sé imentation
1
continue. Les matériaux qui y pénètrent, venant de la teire ou e a m ’
sortent qu’exceptionnellement, par exemple lorsque de forts de its uviau p
quent un effet de chasse ou lorsque le vent exporte par déflation es p
prélevées sur les bords asséchés du plan d’eau. Mais, au tota , es se une
dans les lagunes dépassent de loin en volume ceux qui s en ec appen .
ments sont fins. Il y a des sables venus de la mer et accumu es près
-
(deltas de flot) ou en arrière des flèches (cônes dus aux vagues e e
dépôts éoliens). Ailleurs, il s’agit avant tout de limons et d argi es app
rivières, auxquels s’ajoute une quantité importante de matière orgamq • ‘~
lation, liée à la présence d’eau salée, joue sans doute un ro e an.
Droduire
sédiments en suspension. La remise en mouvement de a vase P
milieux
lorsque soufflent des vents forts, générateurs de turbu ences.
„xa;ments : la
arides, des phénomènes chimiques sont à 1 origine du epo
précipitation des sels donne des évaporites.
a
Les êtres vivants, abondants en individus mais non en espèces, jouen1, nérQ_
important dans la sédimentation des lagunes. Les prairies sous
Merceriella)
gantes (Zoflera. Thalassia) tout comme les récifs constants (Ostrea, Merceriella)
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Fig. 61. —Les Gippsland Lakes, Victoria, Australie (d’après E.C.F. Bird, 1978).
1 : cordons littoraux anciens (a : dernière période interglaciaire; b : Holocène). 2 : cordon
littoral actuel. 3 : dépôts lagunaires.
vraies lagunes isolées par des cordons littoraux actuels. Un autre exemple très
caractéristique de l’occurrence de lagunes successives est donné par les Gippsland
Lakes, dans l’État de Victoria, en Australie (fig. 61). E.C.F. Bird (1978) a montré
qu’en arrière du cordon littoral actuel existent deux autres cordons, l’un datant de
l'Holocène et l’autre, le plus interne, remontant probablement à la dernière période
interglaciaire.
a r m a n d
c o l in .
L a
p h o to c o p ie n o n aut<
Le destin d’une lagune est de disparaître, à plus ou moins brève échéance par
colmatage lorsque le niveau de la mer est relativement stable. Si ce ui ci s e eye
rapidement, la barrière peut être submergée et la lagune devenir une aie.
s’abaisse, la lagune tend à s’assécher. La légère transgression contemporaine
explique la migration en direction de la terre des flèches qui iso ent es agunes
d’où la présence fréquente en avant des flèches, du côté de la mer, e se imen
argileux déposés à l’origine dans les lagunes.
Parce qu’elles constituent des milieux relativement calmes à 1 abri des grande
houles venues du large, les lagunes sont le siège d une sé imentation
1
continue. Les matériaux qui y pénètrent, venant de la teire ou e a m ’
sortent qu’exceptionnellement, par exemple lorsque de forts de its uviau p
quent un effet de chasse ou lorsque le vent exporte par déflation es p
prélevées sur les bords asséchés du plan d’eau. Mais, au tota , es se une
dans les lagunes dépassent de loin en volume ceux qui s en ec appen .
ments sont fins. Il y a des sables venus de la mer et accumu es près
-
(deltas de flot) ou en arrière des flèches (cônes dus aux vagues e e
dépôts éoliens). Ailleurs, il s’agit avant tout de limons et d argi es app
rivières, auxquels s’ajoute une quantité importante de matière orgamq • ‘~
lation, liée à la présence d’eau salée, joue sans doute un ro e an.
Droduire
sédiments en suspension. La remise en mouvement de a vase P
milieux
lorsque soufflent des vents forts, générateurs de turbu ences.
„xa;ments : la
arides, des phénomènes chimiques sont à 1 origine du epo
précipitation des sels donne des évaporites.
a
Les êtres vivants, abondants en individus mais non en espèces, jouen1, nérQ_
important dans la sédimentation des lagunes. Les prairies sous
Merceriella)
gantes (Zoflera. Thalassia) tout comme les récifs constants (Ostrea, Merceriella)
