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Les littoraux
Fig. 50. — Principaux aménagements aux abords du Mont-Saint-Michel
(d’après C. Larsonneur, 1989).
1 : marais asséché. 2 : prises conquises entre 1851 et 1934.
I : digue de Bretagne. II : Couesnon canalisé. III : digue submersible de la Roche-Torin (arasée
en 1984). IV : digue-route insubmersible du Mont-Saint-Michel.
C : cours du Couesnon en 1858. S : cours de la Sélune en 1857.
De fait, le colmatage de la baie par des accumulations de tourbe, de tangue et
de sable a commencé après 7 000-6 000 ans B.P. Mais au Moyen Age, concurremment avec la mise en valeur du marais de Dol par drainage, le rythme de la
sédimentation s’accéléra. Une digue prenant appui sur le cordon littoral qui borde
ce marais fut édifiée dès le XIe siècle et renforcée à plusieurs reprises au cours des
siècles qui suivirent (digue de Bretagne). Elle favorisa l’extension des schorres en
avant d elle, sur un espace où se déplaçait le cours du Couesnon. La conquête de
ces terres eut lieu entre 1851 et 1934. 2 800 ha furent gagnés sur le domaine intertidal. Pour mettre à 1 abri ces prises, situées au sud-ouest du Mont-Saint-Michel,
des divagations du Couesnon, celui-ci fut canalisé en 1858, ce qui eut pour effet
de limiter la portée de ses actions érosives. En 1859-60 fut aménagée la digue
submersible de la Roche-Torin pour protéger les polders, localisés au sud-est du
Mont-Saint-Michel, des défluviations de la Sélune et de la Sée dont les courants
balayaient une partie des sédiments déposés dans la partie orientale de la baie. En
1878-79 on construisit une digue insubmersible d’accès au Mont-Saint-Michel,
qui, avec la digue de la Roche-Torin, constitua un casier propice à des atterrissements importants. Enfin, en 1966-69, un barrage fut édifié sur le Couesnon, à
m au sud du Mont-Saint-Michel, pour prévenir l’inondation par la mer de
terres près de Moidrey, lors de marées de vives-eaux. Il en résulta une réduction
Les littoraux
Fig. 50. — Principaux aménagements aux abords du Mont-Saint-Michel
(d’après C. Larsonneur, 1989).
1 : marais asséché. 2 : prises conquises entre 1851 et 1934.
I : digue de Bretagne. II : Couesnon canalisé. III : digue submersible de la Roche-Torin (arasée
en 1984). IV : digue-route insubmersible du Mont-Saint-Michel.
C : cours du Couesnon en 1858. S : cours de la Sélune en 1857.
De fait, le colmatage de la baie par des accumulations de tourbe, de tangue et
de sable a commencé après 7 000-6 000 ans B.P. Mais au Moyen Age, concurremment avec la mise en valeur du marais de Dol par drainage, le rythme de la
sédimentation s’accéléra. Une digue prenant appui sur le cordon littoral qui borde
ce marais fut édifiée dès le XIe siècle et renforcée à plusieurs reprises au cours des
siècles qui suivirent (digue de Bretagne). Elle favorisa l’extension des schorres en
avant d elle, sur un espace où se déplaçait le cours du Couesnon. La conquête de
ces terres eut lieu entre 1851 et 1934. 2 800 ha furent gagnés sur le domaine intertidal. Pour mettre à 1 abri ces prises, situées au sud-ouest du Mont-Saint-Michel,
des divagations du Couesnon, celui-ci fut canalisé en 1858, ce qui eut pour effet
de limiter la portée de ses actions érosives. En 1859-60 fut aménagée la digue
submersible de la Roche-Torin pour protéger les polders, localisés au sud-est du
Mont-Saint-Michel, des défluviations de la Sélune et de la Sée dont les courants
balayaient une partie des sédiments déposés dans la partie orientale de la baie. En
1878-79 on construisit une digue insubmersible d’accès au Mont-Saint-Michel,
qui, avec la digue de la Roche-Torin, constitua un casier propice à des atterrissements importants. Enfin, en 1966-69, un barrage fut édifié sur le Couesnon, à
m au sud du Mont-Saint-Michel, pour prévenir l’inondation par la mer de
terres près de Moidrey, lors de marées de vives-eaux. Il en résulta une réduction
