Photo 29. — Polder dans les îles Frisonnes du Nord, Allemagne.
(photo 29). En principe, ce terme doit être réservé aux gains d’espace à utilisation
agricole ou pastorale, mais il est parfois étendu à l’usage salicole, urbain ou industriel. Cette occupation fait que l’empreinte anthropique est souvent très forte dans
le modelé des vasières littorales et, pour certaines d’entre elles des bords de la mer
du Nord, on a pu dire que l’histoire de la terre s’y confondait avec celle des
Hommes. Des paysages morphologiques côtiers très largement artificiels ont ainsi
été créés depuis des siècles aux Pays-Bas, en France, en Angleterre, au Danemark
et en Allemagne. Le rôle pionnier que les Hollandais ont joué en Europe a été
assuré en Asie par les Japonais qui, à partir du XVIIe siècle, ont conquis des espaces
étendus aux dépens du domaine maritime, en particulier à Kyushu. Depuis, à
travers le monde,, la conquête des marais a continué, notamment en Amérique du
Nord (Nouvelle-Écosse; Nouvelle-Angleterre) et en Asie (Chine; Indonésie). Il est
significatif, par exemple, que les schorres soient extrêmement rares sur les côtes à
vasières de la Corée sud-occidentale. Le fait est d’origine humaine : ils ont été
systématiquement endigués pour être transformés surtout en polders rizicoles afin
de faire face à 1 accroissement démographique.
En Fiance, trois grandes phases peuvent être distinguées dans l’aménagement
des marais maritimes en polders. La première se situe pendant le Moyen Age, du
xi au xni siècle; des moines, mais aussi des seigneurs, jouent alors un grand rôle
dans cette conquête de terres nouvelles. Un renouveau d’intérêt pour l’extension
des cultures sur les vasières littorales se note au XVIIe siècle, la grande époque des
ingénieurs hollandais aux techniques éprouvées, et surtout dans la deuxième
moitié du xvm siècle, 1 âge d’or des physiocrates. L’essor des endiguements
reprend sous le Second Empire marqué par de grands travaux dans tout le pays. Au
(photo 29). En principe, ce terme doit être réservé aux gains d’espace à utilisation
agricole ou pastorale, mais il est parfois étendu à l’usage salicole, urbain ou industriel. Cette occupation fait que l’empreinte anthropique est souvent très forte dans
le modelé des vasières littorales et, pour certaines d’entre elles des bords de la mer
du Nord, on a pu dire que l’histoire de la terre s’y confondait avec celle des
Hommes. Des paysages morphologiques côtiers très largement artificiels ont ainsi
été créés depuis des siècles aux Pays-Bas, en France, en Angleterre, au Danemark
et en Allemagne. Le rôle pionnier que les Hollandais ont joué en Europe a été
assuré en Asie par les Japonais qui, à partir du XVIIe siècle, ont conquis des espaces
étendus aux dépens du domaine maritime, en particulier à Kyushu. Depuis, à
travers le monde,, la conquête des marais a continué, notamment en Amérique du
Nord (Nouvelle-Écosse; Nouvelle-Angleterre) et en Asie (Chine; Indonésie). Il est
significatif, par exemple, que les schorres soient extrêmement rares sur les côtes à
vasières de la Corée sud-occidentale. Le fait est d’origine humaine : ils ont été
systématiquement endigués pour être transformés surtout en polders rizicoles afin
de faire face à 1 accroissement démographique.
En Fiance, trois grandes phases peuvent être distinguées dans l’aménagement
des marais maritimes en polders. La première se situe pendant le Moyen Age, du
xi au xni siècle; des moines, mais aussi des seigneurs, jouent alors un grand rôle
dans cette conquête de terres nouvelles. Un renouveau d’intérêt pour l’extension
des cultures sur les vasières littorales se note au XVIIe siècle, la grande époque des
ingénieurs hollandais aux techniques éprouvées, et surtout dans la deuxième
moitié du xvm siècle, 1 âge d’or des physiocrates. L’essor des endiguements
reprend sous le Second Empire marqué par de grands travaux dans tout le pays. Au
