Photo 28. — Mangrove de Cairns, Queensland, Australie.
Les racines-échasses des palétuviers du genre Rhizophora s’enchevêtrent.
© a r m a n d
c o l in .
L a
p h o to c o p ie n o n
a u to ris é e e s t u n
d é lit.
élevées. Il déborde les tropiques, et il se rencontre, sous une forme naine et un port
rabougri, sur des littoraux arides où la vase est rare et où la salinité est élevée.
Rhizophora et Avicennia sont les genres les plus fréquents. Mais il faut aussi
signaler d’autres palétuviers qui constituent des boisements importants : Laguncularia, Conocarpus, Bruguiera, Ceriops, Lumnitzera, Sonneriata.
Les arbres de la mangrove sont parfois mélangés. Cependant, leur répartition
obéit souvent à un étagement qui dépend de plusieurs facteurs : l’exposition plus
ou moins abritée de la côte; le bilan sédimentaire positif ou négatif de la vasière; la
salinité des eaux interstitielles. Cette salinité dépend d’une submersion plus ou
moins fréquente et longue par la marée, d’arrivées plus ou moins importantes
d’eaux fluviales, de pluies plus ou moins abondantes.
Sur les côtes tropicales très arrosées (fig. 47), Rhizophora, en rideaux d épaisseur variable, colonise la partie supérieure de ce que l’on peut appeler, ici aussi, la
slikke (Guilcher, 1979). En arrière, s’étendent des peuplements d'Avicennia, généralement plus denses, inondés lors des fortes marées. Des fougères, comme
Acrostichum aureum, indiquent une dessalure du milieu et des palmiers assurent le
relais entre les palétuviers et la forêt continentale. Un tel transect, sans discontinuité
végétale, se rencontre en Côte d’ivoire, au Nigéria, dans le golfe de Papouasie poui
ne citer que quelques exemples. Mais, en Guyane française, Avicennia occupe le
front de mer tandis que Rhizophora constitue des forêts-galeries le long des
estuaires. En Australie, dans le nord du Queensland, Avicennia précède Rhizophoi a.
Sur les côtes tropicales où une saison sèche marquée alterne avec une saison an osée,
comme en Guinée, dans l’ouest de Madagascar, en Inde, sur la côte occidentale de la
Les racines-échasses des palétuviers du genre Rhizophora s’enchevêtrent.
© a r m a n d
c o l in .
L a
p h o to c o p ie n o n
a u to ris é e e s t u n
d é lit.
élevées. Il déborde les tropiques, et il se rencontre, sous une forme naine et un port
rabougri, sur des littoraux arides où la vase est rare et où la salinité est élevée.
Rhizophora et Avicennia sont les genres les plus fréquents. Mais il faut aussi
signaler d’autres palétuviers qui constituent des boisements importants : Laguncularia, Conocarpus, Bruguiera, Ceriops, Lumnitzera, Sonneriata.
Les arbres de la mangrove sont parfois mélangés. Cependant, leur répartition
obéit souvent à un étagement qui dépend de plusieurs facteurs : l’exposition plus
ou moins abritée de la côte; le bilan sédimentaire positif ou négatif de la vasière; la
salinité des eaux interstitielles. Cette salinité dépend d’une submersion plus ou
moins fréquente et longue par la marée, d’arrivées plus ou moins importantes
d’eaux fluviales, de pluies plus ou moins abondantes.
Sur les côtes tropicales très arrosées (fig. 47), Rhizophora, en rideaux d épaisseur variable, colonise la partie supérieure de ce que l’on peut appeler, ici aussi, la
slikke (Guilcher, 1979). En arrière, s’étendent des peuplements d'Avicennia, généralement plus denses, inondés lors des fortes marées. Des fougères, comme
Acrostichum aureum, indiquent une dessalure du milieu et des palmiers assurent le
relais entre les palétuviers et la forêt continentale. Un tel transect, sans discontinuité
végétale, se rencontre en Côte d’ivoire, au Nigéria, dans le golfe de Papouasie poui
ne citer que quelques exemples. Mais, en Guyane française, Avicennia occupe le
front de mer tandis que Rhizophora constitue des forêts-galeries le long des
estuaires. En Australie, dans le nord du Queensland, Avicennia précède Rhizophoi a.
Sur les côtes tropicales où une saison sèche marquée alterne avec une saison an osée,
comme en Guinée, dans l’ouest de Madagascar, en Inde, sur la côte occidentale de la
