Écologie des algues sur les côtes à fortes marées • 37
Rocher couvert, dans
sa partie supérieure,
de Verrucaria maura
et de germinations de
Pelvetia canaliculata,
dans sa partie verticale
et dans les fissures,
de Pelvetia et de Fucus
spiralis; à gauche une
plaque de Catenella
caespitosa (cliché JYF).
À partir de la mi-marée,
lorsque persiste une
humectation suffisante
pendant la basse mer,
tous les supports
disponibles sont colonisés,
tels ces graviers recouverts
de Ralfsia (brun),
d'Hildenbrandia (rouge)
et de Phymatolithon
lenormandii (rose)
(cliché |C).
découverts pendant des durées comprises entre 50 et 70 % du cycle total
de la marée, alors que Fucus serratus n'est découvert que pendant des durées
allant de 50 à 30 % de ce temps. Par des expériences réalisées sur les populations de Fucus, à l'aide de transplantation de thalles et de dénudation de
surfaces, on a montré que, en fait, les espèces sont capables a priori de vivre
à tous les niveaux, mais que le développement de chacune d'elles à un
niveau donné correspond à des conditions optimales de vie qui ne sont
pas les mêmes pour toutes. La limite supérieure de chaque ceinture, ou
population, est essentiellement conditionnée par la résistance de l'Algue
à la dessiccation tandis que sa limite inférieure résulte davantage de
phénomènes de compétition avec l'espèce qui lui succède.
Les Fucales médiolittorales forment une épaisse couverture et maintiennent ainsi les rochers humides pendant la marée basse, elles se redressent à marée haute et permettent à une certaine quantité de lumière
d'atteindre la roche à leur pied. Cette double conséquence: maintien de
l'humidité à marée basse et possibilité d'éclairement à marée haute,
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