Introduction • 21
l'énergie se concentrant sur les caps. On désigne habituellement sous le
nom de mode le degré d'exposition du littoral à l'agitation de l’eau en un
point, et l'on distingue ainsi des modes battus, par opposition à des
modes abrités, toutes les situations intermédiaires pouvant se trouver
réalisées. Cette agitation de l'eau crée des conditions d'humectation ainsi
que des forces d'arrachement et d'abrasion auxquelles les organismes
réagissent; le peuplement benthique animal autant que végétal varie donc
fortement en fonction du mode. Comme il n'existe pas actuellement d'appareil fiable permettant d'estimer le mode en un lieu donné, la physionomie du peuplement présent, et tout particulièrement celle de la
végétation, en est un indicateur.
On observe continuellement le long des côtes des variations plus ou
moins importantes du niveau de la mer, qui conjuguent de faibles dénivellations apériodiques d'origine atmosphérique et des oscillations d'allure
périodique d'origine astronomique constituant la marée. Les premières,
liées aux variations de pression atmosphérique et aux régimes de vents,
sont aléatoires et imprévisibles à long terme.
La marée, réponse des masses d'eau à l'attraction exercée sur la Terre par
la Lune et le Soleil, est, au contraire, un phénomène prévisible, étant donné
son origine astronomique. Dans nos régions, sa période est d'environ
12h25 min, soit la moitié du jour lunaire, intervalle de temps séparant
deux passages de la Lune au méridien. Il en résulte un décalage journalier
de la marée par rapport à notre système horaire de périodicité solaire.
La dénivellation de marée, ou marnage, n'est uniforme ni dans le temps
ni dans l'espace. En un même lieu, elle varie au cours de la lunaison selon
les positions relatives du Soleil, de la Lune et de la Terre. Vers la nouvelle
lune et la pleine lune, elle se renforce; elle passe, au contraire, par un
minimum vers le premier quartier et le dernier quartier. Chaque lunaison
(environ 29 j 13 h) comprend ainsi deux cycles successifs d'alternance entre
la vive-eau (marées de forte amplitude) et la morte-eau (faible amplitude).
Au cours du cycle annuel, les dénivellations maximales sont atteintes au
voisinage des équinoxes. Un jour donné, la dénivellation n'est pas identique selon le lieu géographique et dépend de l'interaction entre le phénomène de la marée et la configuration des bassins marins.
Cette interaction se manifeste également par le type d'oscillations observées. Il existe ainsi, sur les côtes européennes, au cours de chaque jour
lunaire, deux basses mers et deux hautes mers d'amplitude voisine. Ce
type de marée, qualifié de semi-diurne régulier, n'est pas général à la
surface du globe. Le calcul prédictif de la marée est effectué par le Service
hydrographique et océanographique de la Marine, qui publie chaque
année les «annuaires de marée», bien connus des navigateurs et des riverains des régions côtières.
En Méditerranée, la marée est de faible importance, du même ordre
de grandeur que les variations de niveau d’origine atmosphérique. Elle
présente sur les côtes atlantiques des dénivellations parfois très importantes, dépassant la dizaine de mètres en certaines régions européennes.
l'énergie se concentrant sur les caps. On désigne habituellement sous le
nom de mode le degré d'exposition du littoral à l'agitation de l’eau en un
point, et l'on distingue ainsi des modes battus, par opposition à des
modes abrités, toutes les situations intermédiaires pouvant se trouver
réalisées. Cette agitation de l'eau crée des conditions d'humectation ainsi
que des forces d'arrachement et d'abrasion auxquelles les organismes
réagissent; le peuplement benthique animal autant que végétal varie donc
fortement en fonction du mode. Comme il n'existe pas actuellement d'appareil fiable permettant d'estimer le mode en un lieu donné, la physionomie du peuplement présent, et tout particulièrement celle de la
végétation, en est un indicateur.
On observe continuellement le long des côtes des variations plus ou
moins importantes du niveau de la mer, qui conjuguent de faibles dénivellations apériodiques d'origine atmosphérique et des oscillations d'allure
périodique d'origine astronomique constituant la marée. Les premières,
liées aux variations de pression atmosphérique et aux régimes de vents,
sont aléatoires et imprévisibles à long terme.
La marée, réponse des masses d'eau à l'attraction exercée sur la Terre par
la Lune et le Soleil, est, au contraire, un phénomène prévisible, étant donné
son origine astronomique. Dans nos régions, sa période est d'environ
12h25 min, soit la moitié du jour lunaire, intervalle de temps séparant
deux passages de la Lune au méridien. Il en résulte un décalage journalier
de la marée par rapport à notre système horaire de périodicité solaire.
La dénivellation de marée, ou marnage, n'est uniforme ni dans le temps
ni dans l'espace. En un même lieu, elle varie au cours de la lunaison selon
les positions relatives du Soleil, de la Lune et de la Terre. Vers la nouvelle
lune et la pleine lune, elle se renforce; elle passe, au contraire, par un
minimum vers le premier quartier et le dernier quartier. Chaque lunaison
(environ 29 j 13 h) comprend ainsi deux cycles successifs d'alternance entre
la vive-eau (marées de forte amplitude) et la morte-eau (faible amplitude).
Au cours du cycle annuel, les dénivellations maximales sont atteintes au
voisinage des équinoxes. Un jour donné, la dénivellation n'est pas identique selon le lieu géographique et dépend de l'interaction entre le phénomène de la marée et la configuration des bassins marins.
Cette interaction se manifeste également par le type d'oscillations observées. Il existe ainsi, sur les côtes européennes, au cours de chaque jour
lunaire, deux basses mers et deux hautes mers d'amplitude voisine. Ce
type de marée, qualifié de semi-diurne régulier, n'est pas général à la
surface du globe. Le calcul prédictif de la marée est effectué par le Service
hydrographique et océanographique de la Marine, qui publie chaque
année les «annuaires de marée», bien connus des navigateurs et des riverains des régions côtières.
En Méditerranée, la marée est de faible importance, du même ordre
de grandeur que les variations de niveau d’origine atmosphérique. Elle
présente sur les côtes atlantiques des dénivellations parfois très importantes, dépassant la dizaine de mètres en certaines régions européennes.
