2,2 Fonctions de la membrane
• Les marqueurs de classe II ou CMH 2 sont présents sur certaines cellules immunitaires telles que les macrophages, les lymphocytes B et les lymphocytes T4.
Chaque molécule du CMH présente au niveau de sa partie centrale un peptide issu
de la dégradation protidique normale des protéines cellulaires lors du renouvellement
moléculaire : elle permet de définir ainsi le « soi biologique » de l’individu.
Remarque
Les cellules infectées ou cancéreuses présentent des protéines anormales qui sont
reconnues comme antigènes et induisent la mise en place de réponses immunitaires.
L’adhérence cellulaire
Les cellules comportent des molécules d’adhésion cellulaire ou CAM. Ce sont des
glycoprotéines (intégrines, cadhérines, immunoglobulines) ayant un rôle essentiel
lorsque la migration cellulaire est importante, au cours de l’embryogenèse et des
processus de cicatrisation notamment. Elles ont également un rôle de cohésion des
cellules d’un tissu.
Exemple des cadhérines : ce sont des glycoprotéines distribuées de manière
caractéristique dans les différentes cellules, dont la concentration et la nature se
modifient au cours des processus de différenciation et de la morphogenèse tissulaire. Après fécondation, la cellule œuf subit plusieurs divisions et se transforme
en morula. La principale CAM exprimée à ce stade est la cadhérine E. Lorsque
l’embryon est au stade « deux tissus » (ectoderme et endoderme), certaines cellules
de l’ectoderme n’expriment plus la cadhérine E à leur surface et migrent alors vers
le centre de l’embryon pour former le mésoderme. Puis la région de l’ectoderme
longeant la ligne médiane s’invagine pour former le tube neural, et les cellules
produisent alors de la cadhérine N. D’autres molécules d’adhérence neuronale,
les N-CAM, interagissent ensuite au cours de la migration de cellules durant la mise
en place du réseau neuronal embryonnaire. Ce sont des glycoprotéines contenant
de l’acide sialique (porteur de charges négatives) qui repoussent ou attirent les
neurones selon l’importance de la charge électrique.
Exemple des sélectines : lors d’une infection ou d’une blessure, certains globules
blancs sont extraits du système vasculaire par des sélectines et dirigés vers le
tissu infecté ou blessé. Ils quittent le milieu sanguin par diapédèse, ce qui requiert
la formation et la rupture successives de contacts entre leucocytes sanguins et
cellules endothéliales vasculaires. La sélectine P située sur la membrane des cellules
endothéliales est primordiale. Elle reconnaît un antigène de surface des leucocytes,
ce qui permet l’adhésion transitoire des cellules. Les leucocytes, poussés par le
flux sanguin, se glissent alors entre les cellules épithéliales et pénètrent dans le tissu
sous-jacent.
• Les marqueurs de classe II ou CMH 2 sont présents sur certaines cellules immunitaires telles que les macrophages, les lymphocytes B et les lymphocytes T4.
Chaque molécule du CMH présente au niveau de sa partie centrale un peptide issu
de la dégradation protidique normale des protéines cellulaires lors du renouvellement
moléculaire : elle permet de définir ainsi le « soi biologique » de l’individu.
Remarque
Les cellules infectées ou cancéreuses présentent des protéines anormales qui sont
reconnues comme antigènes et induisent la mise en place de réponses immunitaires.
L’adhérence cellulaire
Les cellules comportent des molécules d’adhésion cellulaire ou CAM. Ce sont des
glycoprotéines (intégrines, cadhérines, immunoglobulines) ayant un rôle essentiel
lorsque la migration cellulaire est importante, au cours de l’embryogenèse et des
processus de cicatrisation notamment. Elles ont également un rôle de cohésion des
cellules d’un tissu.
Exemple des cadhérines : ce sont des glycoprotéines distribuées de manière
caractéristique dans les différentes cellules, dont la concentration et la nature se
modifient au cours des processus de différenciation et de la morphogenèse tissulaire. Après fécondation, la cellule œuf subit plusieurs divisions et se transforme
en morula. La principale CAM exprimée à ce stade est la cadhérine E. Lorsque
l’embryon est au stade « deux tissus » (ectoderme et endoderme), certaines cellules
de l’ectoderme n’expriment plus la cadhérine E à leur surface et migrent alors vers
le centre de l’embryon pour former le mésoderme. Puis la région de l’ectoderme
longeant la ligne médiane s’invagine pour former le tube neural, et les cellules
produisent alors de la cadhérine N. D’autres molécules d’adhérence neuronale,
les N-CAM, interagissent ensuite au cours de la migration de cellules durant la mise
en place du réseau neuronal embryonnaire. Ce sont des glycoprotéines contenant
de l’acide sialique (porteur de charges négatives) qui repoussent ou attirent les
neurones selon l’importance de la charge électrique.
Exemple des sélectines : lors d’une infection ou d’une blessure, certains globules
blancs sont extraits du système vasculaire par des sélectines et dirigés vers le
tissu infecté ou blessé. Ils quittent le milieu sanguin par diapédèse, ce qui requiert
la formation et la rupture successives de contacts entre leucocytes sanguins et
cellules endothéliales vasculaires. La sélectine P située sur la membrane des cellules
endothéliales est primordiale. Elle reconnaît un antigène de surface des leucocytes,
ce qui permet l’adhésion transitoire des cellules. Les leucocytes, poussés par le
flux sanguin, se glissent alors entre les cellules épithéliales et pénètrent dans le tissu
sous-jacent.
