Chap. 2. La membrane plasmique
Tableau 2.5 Groupes sanguins
Groupe sanguin
Agglutinogènes
Agglutinines
Sang compatible
A
A
anti-B
A, 0
B
B
anti-A
B, 0
AB Receveur universel
A, B
aucune
A, B, AB, 0
0 Donneur universel
aucun
anti-A, anti-B
0
Le système MN (Rhésus) est constitué d’antigènes de surface spécifiques des globules
rouges constitués d’une glycoprotéine intégrale de la membrane : la glycophorine A.
Il existe au moins huit facteurs Rhésus, les agglutinogènes C, D et E étant les plus
répandus. Les agglutinines anti-Rhésus ne sont pas présentes spontanément dans
l’organisme. Si un individu Rhésus négatif reçoit du sang Rhésus positif, il met en
place une réponse immunitaire orientée contre les antigènes Rh+.
La maladie hémolytique du nouveau-né résulte de l’incompatibilité Rhésus
chez les femmes enceintes de groupe « Rhésus négatif » portant un fœtus de groupe
« Rhésus positif ».
La première grossesse ne présente pas de danger pour l’enfant. Mais, lors de
l’accouchement, les sangs de la mère et du bébé peuvent être mis en contact. Le
système immunitaire maternel est sensibilisé et forme des agglutinines anti-Rhésus.
Au cours des grossesses ultérieures, les anticorps maternels traversent la barrière
placentaire et agglutinent les hématies fœtales qui sont ensuite détruites. Le fœtus
souffre d’hypoxémie ce qui a pour conséquences dès perturbations de la mise en
place des circuits neuronaux entraînant des retards mentaux, une surdité et peut
éventuellement causer la mort.
Actuellement, on réalise des injections de sérum contenant des agglutinines antiRhésus à la mère au moment du premier accouchement. Les anticorps neutralisent
les hématies fœtales et empêchent la mise en place de la réponse immunitaire.
Le complexe majeur d’histocompatibilité ou CMH
Ces glycoprotéines présentes à la surface des cellules nucléées, sont codées par une
vingtaine de gènes polyalléliques, et des millions de combinaisons différentes sont
possibles.
On distingue deux grandes catégories de marqueurs cellulaires :
Les marqueurs de classe I ou CMH 1 sont des glycoprotéines associées à une
piotéine membranaire, la microglobuline. Ils se trouvent sur la quasi-totalité des
cellules de l’organisme.
Tableau 2.5 Groupes sanguins
Groupe sanguin
Agglutinogènes
Agglutinines
Sang compatible
A
A
anti-B
A, 0
B
B
anti-A
B, 0
AB Receveur universel
A, B
aucune
A, B, AB, 0
0 Donneur universel
aucun
anti-A, anti-B
0
Le système MN (Rhésus) est constitué d’antigènes de surface spécifiques des globules
rouges constitués d’une glycoprotéine intégrale de la membrane : la glycophorine A.
Il existe au moins huit facteurs Rhésus, les agglutinogènes C, D et E étant les plus
répandus. Les agglutinines anti-Rhésus ne sont pas présentes spontanément dans
l’organisme. Si un individu Rhésus négatif reçoit du sang Rhésus positif, il met en
place une réponse immunitaire orientée contre les antigènes Rh+.
La maladie hémolytique du nouveau-né résulte de l’incompatibilité Rhésus
chez les femmes enceintes de groupe « Rhésus négatif » portant un fœtus de groupe
« Rhésus positif ».
La première grossesse ne présente pas de danger pour l’enfant. Mais, lors de
l’accouchement, les sangs de la mère et du bébé peuvent être mis en contact. Le
système immunitaire maternel est sensibilisé et forme des agglutinines anti-Rhésus.
Au cours des grossesses ultérieures, les anticorps maternels traversent la barrière
placentaire et agglutinent les hématies fœtales qui sont ensuite détruites. Le fœtus
souffre d’hypoxémie ce qui a pour conséquences dès perturbations de la mise en
place des circuits neuronaux entraînant des retards mentaux, une surdité et peut
éventuellement causer la mort.
Actuellement, on réalise des injections de sérum contenant des agglutinines antiRhésus à la mère au moment du premier accouchement. Les anticorps neutralisent
les hématies fœtales et empêchent la mise en place de la réponse immunitaire.
Le complexe majeur d’histocompatibilité ou CMH
Ces glycoprotéines présentes à la surface des cellules nucléées, sont codées par une
vingtaine de gènes polyalléliques, et des millions de combinaisons différentes sont
possibles.
On distingue deux grandes catégories de marqueurs cellulaires :
Les marqueurs de classe I ou CMH 1 sont des glycoprotéines associées à une
piotéine membranaire, la microglobuline. Ils se trouvent sur la quasi-totalité des
cellules de l’organisme.
