Chap. 2. La membrane plasmique
Cancers et métastases
Les cellules tumorales présentent des modifications de structure et de fonctionnement
de leur membrane. Elles sont volumineuses, avec un réticulum endoplasmique et
un appareil de Golgi très développés. Le noyau bourgeonne, montre une enveloppe
épaisse et une chromatine condensée. Les mitochondries sont souvent anormales,
donc dysfonctionnent, ce qui se traduit par une augmentation de la glycolyse
anaérobie (fermentation). La fluidité membranaire augmente, notamment à cause
d’une diminution du cholestérol. Au niveau du cell coat, la quantité d acide
sialique augmente, et donc la quantité de charges négatives. L’adhérence cellulaire
diminue, certaines cellules quittent leur tissu et forment des métastases.
Mélanome
Le mélanome malin est le plus dangereux des cancers de la peau, touchant les
mélanocytes (environ un tiers se développe à partir d’un grain de beauté). Le
mélanome apparaît sous forme d’une tâche qui grandit régulièrement et dont la
couleur varie du brun au noir. Il se propage rapidement au système vasculaire
lymphatique et sanguin avoisinant. Il est la conséquence d’une prolifération des
mélanocytes dont la division est normalement sous le contrôle des kératinocytes.
Lorsqu’ils échappent à ce contrôle, ils expriment la cadhérine N au lieu de la
cadhérine E et communiquent alors avec les fibroblastes, ce qui entraîne leur
migration dans le derme.
2.3
LE VIEILLISSEMENT DE LA MEMBRANE
Le vieillissement membranaire est la conséquence de sa forte sollicitation, notamment
par les divers ligands qui, après leur fixation, obligent une partie de la membrane à
se régénérer. Ces processus de régénération font intervenir un grand nombre d’organites qui voient diminuer leurs capacités d’activité : le noyau se dégrade au cours
des divisions successives du fait des processus de réparation de l’ADN qui s’épuisent,
et les mitochondries, soumises à un stress oxydatif important ont un rendement
énergétique de plus en plus faible. Les synthèses indispensables au renouvellement
moléculaire de la membrane se raréfient.
La membrane est également soumise à des agressions chimiques régulières par divers
agents piésents dans le milieu sanguin. Le glucose, par exemple, a tendance à lier
certaines protéines entre elles. D’autres molécules telles que des toxines ou des alcools
l’endommagent ou provoquent des erreurs de réplication de l’ADN. Les synthèses
sont donc également perturbées (voir chap. 3, § 3.2 mort cellulaire et vieillissement).
Cancers et métastases
Les cellules tumorales présentent des modifications de structure et de fonctionnement
de leur membrane. Elles sont volumineuses, avec un réticulum endoplasmique et
un appareil de Golgi très développés. Le noyau bourgeonne, montre une enveloppe
épaisse et une chromatine condensée. Les mitochondries sont souvent anormales,
donc dysfonctionnent, ce qui se traduit par une augmentation de la glycolyse
anaérobie (fermentation). La fluidité membranaire augmente, notamment à cause
d’une diminution du cholestérol. Au niveau du cell coat, la quantité d acide
sialique augmente, et donc la quantité de charges négatives. L’adhérence cellulaire
diminue, certaines cellules quittent leur tissu et forment des métastases.
Mélanome
Le mélanome malin est le plus dangereux des cancers de la peau, touchant les
mélanocytes (environ un tiers se développe à partir d’un grain de beauté). Le
mélanome apparaît sous forme d’une tâche qui grandit régulièrement et dont la
couleur varie du brun au noir. Il se propage rapidement au système vasculaire
lymphatique et sanguin avoisinant. Il est la conséquence d’une prolifération des
mélanocytes dont la division est normalement sous le contrôle des kératinocytes.
Lorsqu’ils échappent à ce contrôle, ils expriment la cadhérine N au lieu de la
cadhérine E et communiquent alors avec les fibroblastes, ce qui entraîne leur
migration dans le derme.
2.3
LE VIEILLISSEMENT DE LA MEMBRANE
Le vieillissement membranaire est la conséquence de sa forte sollicitation, notamment
par les divers ligands qui, après leur fixation, obligent une partie de la membrane à
se régénérer. Ces processus de régénération font intervenir un grand nombre d’organites qui voient diminuer leurs capacités d’activité : le noyau se dégrade au cours
des divisions successives du fait des processus de réparation de l’ADN qui s’épuisent,
et les mitochondries, soumises à un stress oxydatif important ont un rendement
énergétique de plus en plus faible. Les synthèses indispensables au renouvellement
moléculaire de la membrane se raréfient.
La membrane est également soumise à des agressions chimiques régulières par divers
agents piésents dans le milieu sanguin. Le glucose, par exemple, a tendance à lier
certaines protéines entre elles. D’autres molécules telles que des toxines ou des alcools
l’endommagent ou provoquent des erreurs de réplication de l’ADN. Les synthèses
sont donc également perturbées (voir chap. 3, § 3.2 mort cellulaire et vieillissement).
