Chap.12. Exemples de cellules
D’autres sont spécifiques :
• La maladie de Graves-Basedow est la conséquence de la synthèse d’auto-anticorps
qui se fixent sur les récepteurs membranaires de la TSH et agissent comme agonistes
en amplifiant la réponse des cellules thyroïdiennes, à l’origine de thyroïdites. Ils
provoquent l’augmentation de l’AMPc intracellulaire et stimulent la synthèse des
hormones thyroïdiennes.
• Le diabète de type I : les anticorps sont dirigés contre les cellules [3 pancréatiques.
La destruction progressive de ces cellules par le système du complément et/ou les
macrophages qui se fixent sur les complexes immuns formés est à l’origine d’un
déficit de sécrétion d’insuline.
• Certaines myasthénies sont la conséquence de la fixation d’auto-anticorps sur les
récepteurs postsynaptiques de l’Acétylcholine, ce qui induit la destruction de la
plaque motrice.
• Dans la sclérose en plaques, les auto-antigènes sont des glycoprotéines associées
à la myéline.
L'anxiété et L'angoisse
L’anxiété est un concept essentiel pour comprendre les réactions psychosomatiques.
Commençons par faire la différence entre l’anxiété et l’angoisse. Quand un patient se
plaint d’anxiété on lui donne un médicament qui contient une molécule anxiolytique.
L’anxiété est une réaction biologique qui peut être contrôlée par une substance
chimique. Cette réaction provoque une modification fonctionnelle caractérisée par
l’augmentation de la tension artérielle par exemple. L’anxiété est le signal d’alerte
qui indique un danger perçu par l’individu, un danger qui menace son intégrité
physique et/ou psychique. Ce danger peut tout aussi bien être concret et immédiat
comme imaginé dans un futur proche. L’angoisse est la représentation mentale, la
pensée qui, en principe, accompagne la réaction biologique de l’anxiété. Un conceptclé de la psychosomatique est justement cette distinction entre les deux niveaux
du même phénomène. La forme d’anxiété la plus délétère pour l’homéostasie est
celle qui ne se double pas d’une représentation mentale claire. Quand je sais ce qui
m’angoisse, je peux développer des stratégies pour y faire face, ce qui a pour effet
de réduire considérablement la réaction biologique d’alerte. Lorsqu’il n’y a pas une
idée précise pour identifier le type de danger craint, l’anxiété devient envahissante
et produit le sentiment de vulnérabilité caractéristique de la crise de panique.
Donc, la théorie psychosomatique considère la fonction de mentalisation1 comme
essentielle pour l’équilibre psychosomatique parce qu’elle permet de réguler les
réactions physiologiques protégeant l’organisme des surcharges* 2.
1. Mentalisation est la capacité à penser, et particulièrement à reconnaître et gérer les messages
du corps telles que les différentes émotions : peur, colère, tristesse, etc.
2. Le concept de stress développé par Hans Selye (1907-1982) a permis d’approfondir la
notion d anxiété dans une perspective cognitiviste. Cette approche ne tient pas compte du
rôle de l’inconscient qui est indissociable de la psychanalyse.
D’autres sont spécifiques :
• La maladie de Graves-Basedow est la conséquence de la synthèse d’auto-anticorps
qui se fixent sur les récepteurs membranaires de la TSH et agissent comme agonistes
en amplifiant la réponse des cellules thyroïdiennes, à l’origine de thyroïdites. Ils
provoquent l’augmentation de l’AMPc intracellulaire et stimulent la synthèse des
hormones thyroïdiennes.
• Le diabète de type I : les anticorps sont dirigés contre les cellules [3 pancréatiques.
La destruction progressive de ces cellules par le système du complément et/ou les
macrophages qui se fixent sur les complexes immuns formés est à l’origine d’un
déficit de sécrétion d’insuline.
• Certaines myasthénies sont la conséquence de la fixation d’auto-anticorps sur les
récepteurs postsynaptiques de l’Acétylcholine, ce qui induit la destruction de la
plaque motrice.
• Dans la sclérose en plaques, les auto-antigènes sont des glycoprotéines associées
à la myéline.
L'anxiété et L'angoisse
L’anxiété est un concept essentiel pour comprendre les réactions psychosomatiques.
Commençons par faire la différence entre l’anxiété et l’angoisse. Quand un patient se
plaint d’anxiété on lui donne un médicament qui contient une molécule anxiolytique.
L’anxiété est une réaction biologique qui peut être contrôlée par une substance
chimique. Cette réaction provoque une modification fonctionnelle caractérisée par
l’augmentation de la tension artérielle par exemple. L’anxiété est le signal d’alerte
qui indique un danger perçu par l’individu, un danger qui menace son intégrité
physique et/ou psychique. Ce danger peut tout aussi bien être concret et immédiat
comme imaginé dans un futur proche. L’angoisse est la représentation mentale, la
pensée qui, en principe, accompagne la réaction biologique de l’anxiété. Un conceptclé de la psychosomatique est justement cette distinction entre les deux niveaux
du même phénomène. La forme d’anxiété la plus délétère pour l’homéostasie est
celle qui ne se double pas d’une représentation mentale claire. Quand je sais ce qui
m’angoisse, je peux développer des stratégies pour y faire face, ce qui a pour effet
de réduire considérablement la réaction biologique d’alerte. Lorsqu’il n’y a pas une
idée précise pour identifier le type de danger craint, l’anxiété devient envahissante
et produit le sentiment de vulnérabilité caractéristique de la crise de panique.
Donc, la théorie psychosomatique considère la fonction de mentalisation1 comme
essentielle pour l’équilibre psychosomatique parce qu’elle permet de réguler les
réactions physiologiques protégeant l’organisme des surcharges* 2.
1. Mentalisation est la capacité à penser, et particulièrement à reconnaître et gérer les messages
du corps telles que les différentes émotions : peur, colère, tristesse, etc.
2. Le concept de stress développé par Hans Selye (1907-1982) a permis d’approfondir la
notion d anxiété dans une perspective cognitiviste. Cette approche ne tient pas compte du
rôle de l’inconscient qui est indissociable de la psychanalyse.
