6.5. Enthalpie
On a alors :
AT/0
=-A/7°
solidification
ZA/7 fusion
A//®
—
liquéfaction —
vaporisation
A//0
—
2 sublimation ~ Arï condensâtion/solide
On appelle enthalpie standard de formation A/^’d’un composé la variation d’enthalpie associée à la formation d’une mole de ce composé, à P = cte, à partir des corps
simples pris dans leur état le plus stable à la température 298 K. On peut considérer
par exemple : C(A) + O2(g) -» CO2(g).
On appelle enthalpie de liaison, la variation d’enthalpie associée à la formation
d’une liaison à partir des atomes isolés à l’état gazeux.
On peut considérer, par exemple :
2Cl(8)^Cl2(g)
La variation d’enthalpie associée à cette liaison formée, entre deux atomes de chlore,
est négative, car la formation d’une liaison est exothermique.
La connaissance des enthalpies de liaison permet le calcul des enthalpies de réaction, notées A//,?. On écrit, en effet :
A/7° = ZA//° (liaisons/formées)-LA/70 (liaisons/détruites)
On a donc :
A/Z° = ZA/7° (liaisons / produits) - LA//() (liaisons / réactifs)
Cette relation constitue la loi de Hess. On écrit aussi cette loi sous la forme :
AZ7° = ^y,A//°, avec y,- coefficient stoechiométrique (> 0 si produits et < 0 si
i
réactifs).
IL est possible de calculer l'enthalpie de formation d'une molécule, en faisant la
somme des enthalpies de Liaison. On peut aussi évaluer l'enthalpie de formation
expérimentalement. L'écart, parfois observé, entre Les deux valeurs, est appelé
énergie de résonance.
I
J
I
■J
0
Exemple
Pour C6H6, qui a une structure cyclique avec alternance de doubles et simples
liaisons carbone-carbone, la valeur expérimentale est inférieure (et négative) à la
valeur théorique. Cela traduit une plus grande stabilité de la molécule, due à une
délocalisation des électrons tu des doubles liaisons, sur 1 ensemble du cycle.
Précédent

- 147/232

Suivant