tection de ses tentacules urticants.
Une autre association curieuse,
purement défensive, met en présence des poissons et des échinodermes. Parmi ces derniers, les plus
« intéressants » sont les oursins,
dont les piquants ont une fonction
dissuasive très efficace. Les poissonscouteaux (Aeoliscus sp.) l'ont bien
compris : l'extrême finesse de leur
corps et leurs zébrures leur permettent de se glisser et de passer
inaperçus entre les longs piquants
des oursins du genre Diadema,
comme le font également d’autres
petits poissons tels que certains
apogonidés.
Moins bien connues sont les mœurs
des carapidés, comme Taurin (Carapus
acus), qui passent la plus grande partie
de leur temps dans la cavité interne du
corps des holothunes.
Une association symbiotique bien
connue, en revanche, est celle qui
unit les poissons-clowns (genre
Amphiprion) à des anémones de
mer tropicales (genres Heteroctis,
Stichodactyla, Entacmaeo), et souvent de façon très exclusive, comme
dans le cas de A. nigripes, qui s'associe uniquement à H. magnifica.Trop
petits pour se défendre seuls, les
poissons-clowns se sont adaptés en
se plaçant sous la protection des
tentacules urticants des anémones.
En échange, ils débarrassent celles-ci
de leurs déchets et les aident à se
nourrir en attirant des proies.
Dans ce dernier cas, toutefois, la symbiose n'est pas immédiatement opérante. Chaque nouveau poissonclown doit trouver « son » anémone
et la convaincre de lui offre l'hospitalité. Cela se fait progressivement le
poisson passant régulièrement près
leur substance toxique. Il obtient ainsi
une sorte de « sauf-conduit » chimique grâce auquel il finit par inhiber
les réactions défensives de l'anémone.
A gauche : un tridacne (Tridacna maxima) encastré au milieu d'une colonie de
madrépores (Turbinaria mesenterina) révèle la vive coloration de son manteau. La vie
des tridacnes (ou grands bénitiers) et de nombreux madrépores (ci-dessous) est
indissociablement liée à celle de la xanthelle, une microscopique algue symbiotique qui
se développe dans leurs tissus superficiels. Ces animaux protègent les algues et leur
fournissent des éléments nutritifs, que celles-ci utilisent, avec l’anhydride carbonique,
pour leur photosynthèse, en produisant des sucres et autres substances indispensables
à la vie de leurs hôtes. La présence de ces algues invisibles à l’œil nu se manifeste par
les couleurs plus ou moins vives des tissus animaux qu’elles colonisent ou par l’absence
de ces couleurs, comme dans le cas de la maladie dite du « blanchiment des coraux ».
En haut : le* grand* poi**on* pélagique* comme le* requin» et le* raie* (kl, une
mante) *ont toujours accompagne* par un certain nombre de rémora», de* animaux
qui ont inspiré toutes sortes de légendes. Bien qu'il soit parfaitement capable de
nager seul, le rémora se fixe, 1 l'aide de sa nageoire dorsale transformée en un
disque adhésif, au corps d'un grand poisson et »e fait ainsi transporter, tout en »e
nourrissant des restes alimentaires de son hôte. Ci-dessus : les petits gobies du
genre Amblyeleotm sont les protagonistes d'un étonnant rapport symbiotique avec
les crevettes du genre Alphrui. Le poisson utilise comme tanière le trou creusé dan»
le fond par le crustacé ; en échange, grâce i la supériorité de »es organe» »en»oriels.
il avertit la crevette de l'approche de» prédateur», ou lui signale, par de petit» coups
de queue, le moment ou la voie est libre.
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