J'avais l'impression d’être ensorcelé, comme hypnotisé par la danse
majestueuse des feuilles au rythme du ressac. Et c’est seulement
après plusieurs dizaines de minutes, alors que I aiguille de mon
manomètre était déjà dans le rouge, que je réussis à me soustraire
à l'empnse de cette atmosphère irréelle, pour commencer à observer l'endroit où je me trouvais : les reliefs qui en animaient le fond,
les créatures qui le peuplaient souvent parées de vives couleurs -
certaines communes, d'autres exclusives de ces eaux. De grande
étoiles de mer. de superbes nudibranches. semblables aux espèces
méditerranéennes du genre Flobellina. voisinaient avec des gorgones aux éventails violacés et des touffes d'alcyonaires d'un même
rouge éclatant que ceux des fonds coralliens. Pourtant ici, pas
la moindre trace de coraux : il n'y en a jamais eu, pas même aux
époques les plus reculées.
Le symbole du monde sous-mann de cette zone californienne, l’habitant le moins discret de la forêt de kelp, c'est le ganbaldi, une castagnole qui doit son nom à son éclatante livrée rouge orangé.
Puis ce fut la fin de cette première exploration et celle aussi du film
de mon appareil photo, l'une et l’autre arrivant beaucoup plus vite
que je ne l’aurais souhaité.
Il y avait encore beaucoup à faire, tant de choses à voir et à découvrir. dans cette mer de Californie. Autour de San Clemente. il
n'y avait pas que la forêt de kelp. On y trouvait aussi de
superbes fonds rocheux, avec de vastes plates-formes et de
brusques dénivelés. Cela me rappelait un peu les ambiances méditerranéennes. avec une grande abondance de gorgones et de
cœlentérés analogues, et certainement apparentés, à Gerardia
savogha, le corail noir bien connu des plongeurs de chez nous.
Mais tout cela ne concernait que la zone littorale. Plus loin, au large,
il y avait la fascinante immensité du grand océan, du Pacifique légendaire. Et pour nous en imprégner, nous avions organisé une croisière. dont l'objectif principal était l’observation de certaines
espèces pélagiques de squales.
Sur le fond bleu et vert de cette forêt de kelp (Alocrocyrtis pyrifera),
l'éclatante livrée rouge orangé du garibaldi (Hyptipops rubicundus) ne
passe guère inaperçue. Ce poisson typique de la Californie appartient
à la même famille que les poissons-clowns et que les castagnoles
méditerranéennes. Atteignant 30 centimètres de long, c’est l’un des
plus grands représentants des pomacentridés.
majestueuse des feuilles au rythme du ressac. Et c’est seulement
après plusieurs dizaines de minutes, alors que I aiguille de mon
manomètre était déjà dans le rouge, que je réussis à me soustraire
à l'empnse de cette atmosphère irréelle, pour commencer à observer l'endroit où je me trouvais : les reliefs qui en animaient le fond,
les créatures qui le peuplaient souvent parées de vives couleurs -
certaines communes, d'autres exclusives de ces eaux. De grande
étoiles de mer. de superbes nudibranches. semblables aux espèces
méditerranéennes du genre Flobellina. voisinaient avec des gorgones aux éventails violacés et des touffes d'alcyonaires d'un même
rouge éclatant que ceux des fonds coralliens. Pourtant ici, pas
la moindre trace de coraux : il n'y en a jamais eu, pas même aux
époques les plus reculées.
Le symbole du monde sous-mann de cette zone californienne, l’habitant le moins discret de la forêt de kelp, c'est le ganbaldi, une castagnole qui doit son nom à son éclatante livrée rouge orangé.
Puis ce fut la fin de cette première exploration et celle aussi du film
de mon appareil photo, l'une et l’autre arrivant beaucoup plus vite
que je ne l’aurais souhaité.
Il y avait encore beaucoup à faire, tant de choses à voir et à découvrir. dans cette mer de Californie. Autour de San Clemente. il
n'y avait pas que la forêt de kelp. On y trouvait aussi de
superbes fonds rocheux, avec de vastes plates-formes et de
brusques dénivelés. Cela me rappelait un peu les ambiances méditerranéennes. avec une grande abondance de gorgones et de
cœlentérés analogues, et certainement apparentés, à Gerardia
savogha, le corail noir bien connu des plongeurs de chez nous.
Mais tout cela ne concernait que la zone littorale. Plus loin, au large,
il y avait la fascinante immensité du grand océan, du Pacifique légendaire. Et pour nous en imprégner, nous avions organisé une croisière. dont l'objectif principal était l’observation de certaines
espèces pélagiques de squales.
Sur le fond bleu et vert de cette forêt de kelp (Alocrocyrtis pyrifera),
l'éclatante livrée rouge orangé du garibaldi (Hyptipops rubicundus) ne
passe guère inaperçue. Ce poisson typique de la Californie appartient
à la même famille que les poissons-clowns et que les castagnoles
méditerranéennes. Atteignant 30 centimètres de long, c’est l’un des
plus grands représentants des pomacentridés.
