systèmes visuels aussi efficaces que
ceux dont sont dotés les animaux
terrestres. Mais beaucoup de poissons distinguent les couleurs et ils
les utilisent pour transmettre certains messages : faim, peur disponibilité sexuelle.
Dans les grandes profondeurs, où
règne une totale obscurité, la
lumière joue un rôle bien particulier;
ce qui explique le développement
des yeux chez de nombreux vertébrés abyssaux. Car, dans cette nuit
noire, on peut communiquer efficacement par signaux lumineux. Mâles
et femelles d'une même espèce se
reconnaissent grâce à la disposition
particulière de leurs photophores.
Une projection lumineuse peut
aussi aveugler temporairement un
prédateur ou attirer une proie vers
des mâchoires aux dents acérées.
Toucher et odorat comptent aussi
beaucoup. Quand elle se déplace,
l'étoile de mer flaire et palpe en
même temps le monde qui l’entoure. Mais son odeur peut à son
tour être captée par les récepteurs
d’une coquille Saint-Jacques ou d'un
gastéropode qui auront ainsi le
temps de s'enfuir.
Le repérage olfactif est également
vital pour de nombreuses larves qui
n'ont souvent que ce seul moyen
pour identifier l'endroit où elles peuvent s'établir et se développer, bien
qu’il leur arrive aussi d’être aidées
dans cette tâche par l’odeur de substances chimiques émises par des
adultes de leur espèce.
Certains animaux disposent d'organes sensoriels spécialisés dans la
réception des ondes sonores et des
vibrations. C’est par exemple, le cas
de nombreux vers sédentaires, toujours prompts à faine disparaître leur
couronne de tentacules multicolores à l'approche d'un plongeur
bruyant désireux de les prendre en
photo. Certes, les intentions de cet
intrus sont tout à fait pacifiques,
mais le ver ne peut bien évidemment pas le savoir : il est seulement
averti de l'arrivée d'un corps étranger et cela suffit pour qu'il se
rétracte aussitôt.
Ci-dessous : dans le monde marin, c’est souvent grâce à leur odorat que de
nombreux organismes réussissent à repérer une proie ou l’approche d’un
prédateur, qu’ils se trouvent un partenaire en période de reproduction ou bien un
endroit où ils puissent s’implanter et se développer dans de bonnes conditions.
La trompe siphonale de ce cône (Conus sp.) fonctionne comme une sorte de nez
« flairant » constamment l’eau pour y rechercher une proie. Et, quand celle-ci est
à sa portée, le cône lui injecte un venin à l’aide d’un dard qu’il fait sortir par sa
trompe. La victime meurt assez rapidement, et, si elle a le temps de parcourir
encore une certaine distance, le cône finit toujours par la retrouver grâce
à la puissance de son odorat.
Ci-dessus : le* barbillon* mobile* qui caractérisent un rouget ou un surmulet
(famille des mullidés) «ont de* organe* sensoriel» garnis de centaines de
récepteurs tactiles et gustatifs. C’est grâce a eux que ces poissons repèrent leurs
proie» (mollusque», polychete», crustacé») en fouillant le» sédiment» du fond.
En haut : la partie antérieure du museau de la murene est surmontée par deux
narines tubulaires, plus ou moins visibles, que tapissent des milliers de cellules
olfactives. C’est ce qui fait de la murène un redoutable prédateur nocturne,
qui repere ses proies presque exclusivement a l'odeur.
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