zoaires. hydraires. dont viennent se
repaître petits mollusques, vers, crustacés et échinodermes. Sur le fond,
entre les racines, pinnes, ophiures,
étoiles de mec oursins, polychètes,
poulpes, gobies, rascasses, crabes et
bien d’autnes animaux se partagent
Mais là, c'est une algue brune,
Alacrocyst/s pynfera. le kelp. qui est le
principal protagoniste végétal, avec
ses immenses formations arborescentes. Née d'un microscopique
gamétophyte issu de la dispersion de
quelques-unes des 70 millions de
de longues tiges qui se dressent dans
l’eau grâce à des vésicules pynformes
flottantes et d’où partent de larges
feuilles lancéolées, dont les mouvements reflètent les rayons du soleil
en créant de fascinants effets
d'ombre et de lumière.
ce territoire enrichi de débris organiques. Et, au milieu de cet entrelacs
végétal, évoluent toutes sortes de
poissons qui pourchassent leurs
proies ou surveillent leur territoire :
saupes, sparaillons, marbrés, castagnoles, girelles, crénilabres, mulets,
rougets, oblades.
Un phénomène équivalent s’observe
dans les forêts submergées du littoral
de la Californie, dont le contexte vert
et bleu s'enrichit des couleurs diversifiées d'une abondante vie animale.
zoospores qu'une algue mature produit par centimètre carré, Macrocyst/s
commence par doubler ses dimensions toutes les deux à trois semaines
au début de son existence, avant de
croître ensuite de 20 à 30 centimètres par joue pour atteindre finalement jusqu'à 30 à 40 mètres de
hauteur Plus complexe que beaucoup d'autres algues, le kelp rappelle
la subdivision des véritables plantes
vertes. Il a un développement tentaculaire, avec l'équivalent de racines et
A gauche : la présence des deux plongeurs permet d'évaluer les dimensions
de cette luxuriante végétation sous-marine qui héberge une faune abondante
et diversifiée, exactement comme une forêt sur la terre ferme : le survol des
oiseaux y est remplacé par les bancs de poissons. Tout comme dam une forêt,
la lumière qui pénétre par le haut éclaire au maximum les couches
supérieures, puis diminue au fur et à mesure qu'on se rapproche du fond.
Ci-dessus : l’enchevêtrement des feuilles et des rhizomes de Powdomo
oceanica rappelle, à une moindre échelle, celui du kelp. Mais, du point de vue
de leur évolution biologique, il y a une grande différence entre ces deux
végétaux. En effet, la posidonie est une véritable plante supérieure, dotée
de racines, de fleurs et de fruits, qui, après avoir vécu sur la terre ferme, s'est
réfugiée en milieu aquatique, sans rien perdre de ses caractères acquis.
L’épais couvert d'un herbier de posidonies, en dépit de son apparente
uniformité, s'organise en fait selon une complexe structure verticale marquée
par des variations d'intensité lumineuse, de courant et de substrat, qui
déterminent la diversité des peuplements. C'est ce qui fait de ces herbiers des
milieux uniques où sont représentés, bien qu'à une échelle réduite, la plupart
des autres biocénoses de la Méditerranée, ce qui leur vaut de compter parmi
les plus productifs de cette mer.
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