Ustica, Port-Cros. les îles Mèdes sont des exemples parmi tant d’autres de
parcs et de réserves mannes où l’on s'efforce avec succès de protéger ce
trésor qu'est la Méditerranée. Mais il s'agit d'un équilibre fragile. Un herbier
détruit, une plage envahie par le goudron, un promontoire rocheux bétonné
peuvent signifier la perte irréversible de certains patnmoines naturels.
J'aime la lumière, et pourtant, les plus belles plongées, les plus fertiles en rencontres intéressantes, sont celles qui s'effectuent de nuit
C'est incroyable comme tout peut changer en quelques heures, à partir du
coucher du soleil. Car. dès lors, on cesse d’être un intrus : les poissons ne
s'enfuient plus, on peut observer leurs activités et être témoin de spectacles
auxquels on ne pourrait jamais assister dans la journée. La nuit, le faisceau
de notre torche de plongée se transforme en une sorte de rayon magique,
grâce auquel on peut découvnr ce que personne d’autre ne verra jamais.
Parfois, il s'agit d'animaux rares (souvent considérés comme tels uniquement
parce qu’on les a peu observés), ou de créatures qui n’aiment pas se montrer en plein jour, ou encore de situations inhabituelles, instants fugitifs que
l’on ne parvient pas toujours à saisir. Mais il arrive aussi que les protagonistes
de ce jeu de cache-cache entre la lumière et l'obscurité soient des créatures
que l'on a souvent l'occasion de rencontrer
En haut :Arochnanthut oligopodus, un cérianthe assez rare, photographié de nuit sur
un fond vaseux d'où émerge son tube membraneux couronné.de tentacules.
A droite : des spirographes (Sobella spallanzanii) ont colonisé une bouée. Dans une
eau parcourue par des courants constants riches en plancton, ces polychètes ont
trouvé un milieu favorable à leur multiplication.
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