Certaine* atmosphères semblent identique* d'une mer A l'autre. C'est notamment
le cas la où la lumière joue avec les différence* de profondeur et la configuration de*
fond*, comme dan» cette partie de la mer Rouge ou un ancien massif corallien transformé en rocher a été sculpté par l'érosion en une série de grotte* et de canyon»,
et où la vie frénétique du récif semble faire une pause.
Cette monotonie n'est pourtant qu'apparente. Car, d'un endroit A un autre, il faut
compter avec les différences de température, de profondeur, de nature de* fonds.
Et puis il y a le* émotion* que chacun y retient : devant un paysage sous-marin
comme celui de cette photo, tout le monde n'a pa* les même* réactions. C'est IA
toute la magie de la mer. Car il ne faut surtout pas se contenter de voir dan* l'océan
de* loi* phy*ique* et de» nomenclature» d'especes vivante*. La mer est d'abord et
avant tout génératrice de rêves, d'espoirs, de sensations, qui sont le lot commun de
tou» ceux qui la fréquentent. C'e»t en cela au»*i qu'elle est vivante.
Les ovulidés sont des mollusques gastéropodes qui se caractérisent par une coquille
à l’aspect brillant les faisant ressembler à de la porcelaine. En fait, cette coquille est
recouverte d’un voile coloré, le manteau, qui la protège et lui donne son lustre.
Prédateurs spécialisés, les ovulidés se rencontrent essentiellement au voisinage du
corail mou (les alcyonidés), qui, dans certains cas, constitue à la fois leur territoire
et leur réserve alimentaire. C’est grâce à de telles observations, si infimes soientelles, que l’on peut faire de chaque plongée une expérience exceptionnelle, jamais
semblable aux autres. Se limiter à explorer les eaux de la mer Rouge, ou de n’importe quelle autre mer, uniquement pour contempler la beauté des récifs et des
poissons, équivaudrait à voir un film sans être capable d’en apprécier les détails de
mise en scène ou de la bande sonore. Il faut savoir profiter à la fois d’une vue d'ensemble et des différents effets qui entrent dans sa composition, si l’on veut profiter
pleinement de ce fabuleux spectacle.
Les récifs de la mer Rouge fournissent une infinité d'habitat* aux organisme»
marins. Certains y trouvent un refuge idéal pour échapper aux prédateur» ;
d'autres, mimétiques, s’y tiennent A l’affût, y dissimulent leurs œufs ou s'y associent
à d’autres espèces. Éponges, madrépores, alcyonaires, gorgones sont ainsi le cadre
de vie d'innombrables espèces, qui trouvent IA de quoi assurer leur subsistance et
leur développement. C'est ce qui explique le miracle quotidien d'un récif corallien,
où l’on constate que sur quelques dizaines de métrés carrés peuvent cohabiter en
parfait équilibre des centaines de poissons, sans parler du nombre encore bien plus
élevé d'invertébrés. Une telle vitalité peut enthousiasmer et inciter A penser que
ces milieux sont quasi indestructibles. Or, quiconque connaît bien la mer Rouge
peut déjà noter certains infléchissements, notamment dans la distribution des
grandes espèces pélagiques, qui tendent A se raréfier depuis un certain temps dan»
le» zone» le» plu» fréquentée». L'exploration sous-marine doit se faire discrète et
respectueuse du monde qui l’accueille.
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