Ci-de* tut : une ma»*ivc citadelle
rocheuse se dresse au-dessus de la
mer. En dépit de l'impression de
solidité qu'elle peut donner, son
existence est éphémère à l'échelle des
temps géologiques. Ci-dessous : ces
étranges champignons qui émergent
A la surface d'un lagon sont en fait des
blocs de madrépores fossilisés. Nées
de larves minuscules, ces formations
biologiques se sont développées dans
l'eau jusqu'à ce que l'abaissement
du niveau des océans les expose
a l'air libre.
profonde de notre planète, lasthénosphère, une matière visqueuse constituée de roches en fusion partielle sous I ef
fet de très fortes températures atteignant plus de I 500 °C. L'asthénosphère est recouverte d'une enveloppe nettement plus consistante, la lithosphère, qui est deux fois plus épaisse sous les continents que sous les océans. La
thosphère ne présente toutefois pas une structure homogène. Elle se compose en effet d’un certain nombre de
plaques plus ou moins rigides (environ une vingtaine, de dimensions diverses) qui correspondent soit à des zones continentales. soit à des zones océaniques, soit aux deux à la fois. Si bien que la surface de notre planète ressemble à une
sorte de mosaïque composée de pièces mobiles. En certains endroits, les bords de plaques adjacentes coulissent l’une
contre l'autre ; ailleurs, elles se chevauchent ou s'écartent. Ces trois types de phénomènes se traduisent par des manifestations très lentes, mais très importantes, qui ont des conséquences sur la configuration de la croûte terrestre : là
où une plaque s’enfonce sous une autre, par exemple, il y a formation d'une fosse océanique, et là où deux plaques
entrent en collision il y a formation d'une chaîne de montagnes.
Ainsi donc, plaques et continents se déplacent, ayant pour moteur le feu de la Terre, le magma en fusion que l'on voit
parfois jaillir des volcans, mais qui demeure constamment hors de vue au niveau des fractures de la croûte terrestre
qui coïncident avec les dorsales océaniques, ces chaînes de montagnes des fonds sous-marins. Là, la matière basaltique en fusion se transforme en crêtes de dorsales plus ou moins abruptes selon la rapidité de leur expansion,
en se répartissant de façon à peu près équivalente sur les deux versants. Au contact de l’eau froide des abysses, les
laves se solidifient leur flux incessant écartant l’une de l’autre les deux plaques adjacentes à une vitesse variant de I à
10 centimètres par an. Sous l'effet de cette activité, l'enveloppe rocheuse de la Terre est constamment marquée par
des soulèvements suivis d’effondrements sous-jacents à des milliers de kilomètres de profondeur ce qui provoque la
formation de fosses océaniques, de volcans, d'îles et de chaînes montagneuses.
Certes, les mouvements des plaques continentales et l'expansion des fonds océaniques sont des processus extrêmement lents. Mais si l'on prend en compte les forces qui sont en jeu et l'échelle des temps géologiques, laquelle se
mesure en centaines de millions d'années, il devient plus facile d'envisager laTerre comme une masse malléable ; son
aspect se modifie selon des mécanismes qui laissent des traces perceptibles soit par des relevés effectués au moyen
d instruments scientifiques, soit, parfois, directement par nos sens. Ainsi, par exemple, le fond des océans analysé grâce
à une technologie élaborée apparaît comme une immense bande magnétique sur laquelle sont enregistrées toutes
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- 13/201

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