L'histoire des Maldives et de leur évolution vaut à ces Iles de l'océan Indien, battues
par des courants venus d'Afrique et du Pacifique, d'être peuplées de centaines d'espèces, dont beaucoup sont devenues exclusives de ces eaux, évoluant de maniéré â
s'y adapter. Dans ces milieux diversifies, allant de la pleine mer aux lagons et aux
passes parcourues par de forts courants, on trouve aussi bien des bancs de nombreux poissons tous semblables, tels que Pfectorhinchus et poissons-papillons, que
des individus solitaires d'especes variées, y compris, parfois, une gigantesque mante
ou un requin-baleine.
Cette photo aérienne d'une petite Ile des Maldives permet de distinguer les différents aspects de sa flore. LHe proprement dite est couverte d'une abondante végétation dominée par des cocotiers, des pandanus et même des bananiers, auxquels
s’ajoutent des espèces arbustives et buissonnantes. Au loin, on entrevoit la ligne
claire de la barrière corallienne que viennent battre les vagues de la pleine mer. A
la frange de la végétation terrestre, sur la partie de la côte la mieux protégée,
s'étend la bordure caractéristique de sable corallien très blanc, qui protège la terre
et tapisse le fond du lagon ; les taches sombres correspondent à l'affleurement des
premières formations coralliennes. Celles-ci sont constituées de coraux morts et
de colonies de madrépores capables de se développer dans les zones les plus difficiles, comme les hauts-fonds du lagon. Le plongeur (même celui qui pratique uniquement l’apnée) est assuré de trouver ici des successions de petits bassins peuplés
d’innombrables espèces, principalement représentées par des individus jeunes qui
se préparent à affronter la vie plus tourmentée du récif-barriére extérieur. Enfin.au
pourtour de cette zone centrale, des masses sombres plus complexes, entrecoupées
de passes aux diverses gradations de bleu, marquent le développement des récifs
coralliens de l'atoll.
Les récifs qui se forment sous l'action des polypes coralliens, des vents et des courants présentent des aspects différents selon que c'est l'une ou l'autre des forces qui
prévaut. La diversité des habitats détermine celle des peuplements, lesquels présentent toutefois certaines constantes dans leur répartition. Ainsi, par exemple, on
peut presque toujours distinguer l'existence d'un étage plat, proche de la surface,
suivi d'un talus corallien profond, dont la richesse biologique est l'objectif privilégié
des plongeurs. Mais a cette subdivision classique du milieu corallien s'en ajoutent
d'autres, que chacun peut découvrir en fonction notamment de ses propres expériences. C’est le cas pour l'apparente répartition des couleurs sur une paroi corallienne. En haut, là où le rayonnement solaire a le plus d'intensité, ce sont les
poissons qui retiennent l'attention par leurs couleurs. Mais, plus en profondeur, la
où a été prise cette photo, ce sont les invertébrés qui sont le plus remarquables
Parmi ces derniers, les plus représentatifs sont les alcyonides (le « corail mou ») des
genres Dendronephthyo et Scleronephthyo, dont les tissus translucides, aux couleurs
pastel, semblent s'embraser de l'intérieur sous l'éclairage du flash.
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- 112/201

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