exposes a l’air a marée basse. Cette couche, qui agit comme un écran contre les
rayons ultra-violets permet aux coraux de survivre pendant plusieurs heures. Si
vous aimez les bains de soleil, peut-être bénéficierez-vous un jour de ces recherches : l’AIMS, associé à un grand laboratoire pharmaceutique, est en train de mettre au point un écran solaire de synthèse semblable à celui des coraux.
JE RESSENS UNE IMPRESSION DE PAIX en observant cette scène du récif, mais pourtant chaque poisson, petit ou grand, doit rester en permanence sur le qui-vive pour
échapper à ses prédateurs ou chercher sa propre nourriture.
Des vers tubicoles parsèment certaines colonies de coraux. Ces spirobranches, parents très lointains des vers de terre, sont parfois appellés vers « arbres de
Noël » ou vers-paons, en raison de leur forme conique et de leurs couleurs vives
— bleu, jaune, vert, orange ou blanc. A mon approche, ils se retirent dans leur
tube, avertis du danger par leurs appendices sensibles à la lumière et à la pression.
Installé sur le fond sableux à une profondeur de 15 mètres, je me souviens
soudain de « Diver Dan », une émission télévisée pour les enfants des années 1960.
Dans un épisode, Diver Dan avait le pied pris dans un bénitier géant d’un mètre
pesant plusieurs centaines de kilos. Comme Dan allait manquer d’air, il se débattait pour libérer son pied de l’emprise du monstre. A l’aide de son précieux couteau de plongée, il réussit finalement à dégager son pied prisonnier et remonta à
la surface juste à temps.
Si je me souviens de cet épisode, c’est que je suis précisément entouré de
six bénitiers géants. En réalité, il est pratiquement impossible de se trouver prisonnier d’un bénitier géant. En effet, lorsque ce mollusque sent que l’on s’approche,
il ferme sa coquille. Dès lors, il faudrait enfoncer une de ses palmes à l’intérieur
du manteau pour se trouver pris. De plus, ces animaux se nourrissent de phytoplancton microscopique, et croquer un plongeur ne les intéresse pas du tout.
Le bénitier géant (Tridacna gigas) est le plus grand bivalve du monde, et
constitue l’un des spectacles les plus passionnants de la Grande Barrière. Lorsqu’on
l’examine de plus près, le manteau du bénitier révèle des couleurs chatoyantes et
des dessins compliqués, résultant pour une part de la présence d’algues symbiotiques, les zooxanthelles, qui vivent dans les tissus du manteau.
Grande Barrière nt riche en merveilles, comme le manteau
coloré du bénitier géant. Les algun qui vivent dam In tissus
exposés du manteau forment ces dessins chamarrés et colorés.
Elles produisent les éléments nutritifs nécessaires à ce géant
sédentaire, qui peut atteindre 1 mètre.
La Grande barrière de Corail
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