s’étend la grande plaine, dite abyssale, interrompue localement
par des reliefs sous-marins ou par des ravins et des fosses.
Seul le plateau continental reçoit une partie de la lumière solaire qui
a traversé la surface de la mer. Les résidus des rayons lumineux ne
descendent pas plus bas. Le talus continental et la plaine abyssale
sont dans l’obscurité totale, dans une nuit perpétuelle. Ces grands
fonds sont aussi caractérisés par des pressions colossales et des
températures plus fraîches. Ainsi s’opposent le domaine photique
de faible profondeur et le domaine aphotique des grands fonds.
Escalier de lumière qui plonge dans la pénombre vers les ténèbres.
OÙ CHACUN TROUVE SA PLACE:
NOTIONS DE BIOTOPE, DE BIOCÉNOSE
ET DE POPULATION
Au découpage vertical réalisé par la pénétration de la
lumière et l’humectation s’ajoute une série de découpages
différents, par le jeu d’autres facteurs écologiques: la nature
du substratum, la topographie, l’éclairement, la température,
l’hydrodynamisme, la salinité, la pollution, etc.
L’intrication de ces différents facteurs réalise une sorte de
morcellement de l’espace en mosaïque irrégulière. Chaque
élément de cette mosaïque est caractérisé par une ambiance
environnementale précise. C’est ce que les spécialistes appellent
« biotope ». Le biotope est considéré comme l’unité de base
de l’habitat. Il est colonisé par un peuplement caractéristique
d’espèces végétales et animales dont l’implantation et la vie sont
étroitement inféodées à l’ambiance environnementale qui y
règne. Ce peuplement est appelé biocénose (= vie en commun).
Comme le biotope est l’unité d’habitat, la biocénose est l’unité
de peuplement. Il convient de préciser que le biotope est plus
que la simple addition de chacun des facteurs écologiques
considérés, mais la résultante de leur étroite et intime intrication.
Donnons un exemple: l’algue brune cystoseire stricte (Cystoseira
stricto) est l’une des espèces caractéristiques de la biocénose de
la Roche Infralittorale Photophile de mode Battu (RIPB) dont
le biotope est défini par un substrat rocheux et un éclairement
et un hydrodynamisme intenses, dans l’étage infralittoral
supérieur. On ne trouvera jamais cette algue sur un substrat
meuble, ni en mode calme ou semi-battu, ni dans les zones à
éclairement atténué et dans aucun des biotopes profonds.
par des reliefs sous-marins ou par des ravins et des fosses.
Seul le plateau continental reçoit une partie de la lumière solaire qui
a traversé la surface de la mer. Les résidus des rayons lumineux ne
descendent pas plus bas. Le talus continental et la plaine abyssale
sont dans l’obscurité totale, dans une nuit perpétuelle. Ces grands
fonds sont aussi caractérisés par des pressions colossales et des
températures plus fraîches. Ainsi s’opposent le domaine photique
de faible profondeur et le domaine aphotique des grands fonds.
Escalier de lumière qui plonge dans la pénombre vers les ténèbres.
OÙ CHACUN TROUVE SA PLACE:
NOTIONS DE BIOTOPE, DE BIOCÉNOSE
ET DE POPULATION
Au découpage vertical réalisé par la pénétration de la
lumière et l’humectation s’ajoute une série de découpages
différents, par le jeu d’autres facteurs écologiques: la nature
du substratum, la topographie, l’éclairement, la température,
l’hydrodynamisme, la salinité, la pollution, etc.
L’intrication de ces différents facteurs réalise une sorte de
morcellement de l’espace en mosaïque irrégulière. Chaque
élément de cette mosaïque est caractérisé par une ambiance
environnementale précise. C’est ce que les spécialistes appellent
« biotope ». Le biotope est considéré comme l’unité de base
de l’habitat. Il est colonisé par un peuplement caractéristique
d’espèces végétales et animales dont l’implantation et la vie sont
étroitement inféodées à l’ambiance environnementale qui y
règne. Ce peuplement est appelé biocénose (= vie en commun).
Comme le biotope est l’unité d’habitat, la biocénose est l’unité
de peuplement. Il convient de préciser que le biotope est plus
que la simple addition de chacun des facteurs écologiques
considérés, mais la résultante de leur étroite et intime intrication.
Donnons un exemple: l’algue brune cystoseire stricte (Cystoseira
stricto) est l’une des espèces caractéristiques de la biocénose de
la Roche Infralittorale Photophile de mode Battu (RIPB) dont
le biotope est défini par un substrat rocheux et un éclairement
et un hydrodynamisme intenses, dans l’étage infralittoral
supérieur. On ne trouvera jamais cette algue sur un substrat
meuble, ni en mode calme ou semi-battu, ni dans les zones à
éclairement atténué et dans aucun des biotopes profonds.
