Guide des fonds marins de Méditerranée
Passeport pour le monde du silence: notions d'écologie marine
Sur le terrain, les limites d’expansion de la biocénose ne sont
pas toujours faciles à repérer, ce qui est tout à fait normal. On
ne passe pas de façon tranchée d’une biocénose à une autre, car
les ambiances écologiques se modifient progressivement. Le
graphique suivant, qui introduit les notions de biocénoses noda et
de continuum permet de mieux comprendre ce phénomène. Soit un
biotope A défini par l’ Ambiance Ecologique i (AEi) et occupé par
une biocénose a. Ce biotope est progressivement remplacé par un
biotope B défini par l’Ambiance Ecologique AE? et occupé par une
biocénose b... et ainsi de suite. En fait, le passage de l’ambiance
écologique AEi à AE? se fait par une variation progressive d’un ou
plusieurs facteurs écologiques. Là où l’ambiance écologique du
biotope est la plus caractéristique, on trouve le maximum d’espèces
caractéristiques, à leur plus fort développement; cet espace est
occupé par la biocénose noda. Mais lors du passage graduel de la
biocénose noda a à la biocénose noda b, on va noter, à un certain
moment, la présence d’une ou plusieurs espèces caractéristiques
de l’autre biocénose. On appelle cela un continuum biocénotique.
Représentation
graphique de la notion
de biocénoses nodas.
A, B, C, D = Biocénoses
AE = Ambiances écologiques
La biocénose peut également présenter un faciès lorsqu’une
ou plusieurs espèces, caractéristiques ou non, présentent un
développement inhabituel par rapport à la composition moyenne
type de la biocénose. Ces espèces ont souvent une signification
écologique. Citons, comme exemple, le faciès àAcetabularia
acetabulum de la biocénose de la Roche Infralittorale Photophile
de mode Calme (RIPC) qui traduit un substrat instable à affinités
plutôt chaudes.
Ces notions de biotope et de biocénose s’appliquent surtout aux
espèces fixées (végétaux, mais aussi de nombreux animaux),
sédentaires ou faiblement vagiles. D’autres espèces, notamment
les mammifères marins et de nombreux poissons, mollusques,
crustacés, etc., ne sont pas aussi inféodées aux facteurs écologiques.
On parle dans ce cas d’espèces vagiles, dont le territoire peut être
immense, et de populations lorsque les individus vivent groupés.
Passeport pour le monde du silence: notions d'écologie marine
Sur le terrain, les limites d’expansion de la biocénose ne sont
pas toujours faciles à repérer, ce qui est tout à fait normal. On
ne passe pas de façon tranchée d’une biocénose à une autre, car
les ambiances écologiques se modifient progressivement. Le
graphique suivant, qui introduit les notions de biocénoses noda et
de continuum permet de mieux comprendre ce phénomène. Soit un
biotope A défini par l’ Ambiance Ecologique i (AEi) et occupé par
une biocénose a. Ce biotope est progressivement remplacé par un
biotope B défini par l’Ambiance Ecologique AE? et occupé par une
biocénose b... et ainsi de suite. En fait, le passage de l’ambiance
écologique AEi à AE? se fait par une variation progressive d’un ou
plusieurs facteurs écologiques. Là où l’ambiance écologique du
biotope est la plus caractéristique, on trouve le maximum d’espèces
caractéristiques, à leur plus fort développement; cet espace est
occupé par la biocénose noda. Mais lors du passage graduel de la
biocénose noda a à la biocénose noda b, on va noter, à un certain
moment, la présence d’une ou plusieurs espèces caractéristiques
de l’autre biocénose. On appelle cela un continuum biocénotique.
Représentation
graphique de la notion
de biocénoses nodas.
A, B, C, D = Biocénoses
AE = Ambiances écologiques
La biocénose peut également présenter un faciès lorsqu’une
ou plusieurs espèces, caractéristiques ou non, présentent un
développement inhabituel par rapport à la composition moyenne
type de la biocénose. Ces espèces ont souvent une signification
écologique. Citons, comme exemple, le faciès àAcetabularia
acetabulum de la biocénose de la Roche Infralittorale Photophile
de mode Calme (RIPC) qui traduit un substrat instable à affinités
plutôt chaudes.
Ces notions de biotope et de biocénose s’appliquent surtout aux
espèces fixées (végétaux, mais aussi de nombreux animaux),
sédentaires ou faiblement vagiles. D’autres espèces, notamment
les mammifères marins et de nombreux poissons, mollusques,
crustacés, etc., ne sont pas aussi inféodées aux facteurs écologiques.
On parle dans ce cas d’espèces vagiles, dont le territoire peut être
immense, et de populations lorsque les individus vivent groupés.
