avion Hermès. En 1956 ou 1957, il aurait fait un atterrissage
forcé sur l’eau. Il repose à une profondeur de $3 m sur un fond
de sable, non loin de l’îlot de la Fourmigues. Le nez de l’avion
est coupé net; le moteur s’est détaché et se trouve sous la queue
de l'appareil. Les mitrailleuses sont encore en place. La visite
du Wildcat est une plongée profonde difficile, nécessitant
de nombreux paliers et réservée aux plongeurs aguerris.
île de Porquerolles
• Le Cimentier était une barge qui aurait été coulée par l’armée
allemande durant la dernière guerre. L’épave repose presque au
pied de la balise de la Jaune Garde, entre -2 et -15 m sur un fond
de sable et de posidonies. La plongée est facile et peu profonde.
• Le Michel Say était un petit cargo (40 m de longueur) qui
transportait de la bière et de la farine. Sans visibilité à cause d’un
épais brouillard, il a coulé, le 27 novembre 1900, après abordage
avec le vapeur Amphion. L’épave repose sur un fond de sable, entre
-3? et -40 m, dans la passe entre Porquerolles et la presqu’île de
Giens; elle est très abimée. La profondeur, la présence fréquente de
courants et le trafic intense en surface en font une plongée difficile.
• Le Ville de Grasse était un vapeur en fer de 20 m de long,
mû par un moteur de 70 CV et des roues à aubes. Le naufrage
a eu lieu dans la nuit du 16 décembre 1851, lorsque l’étrave du Ville
de Marseille, autre bateau à aubes, s’est enfoncée avec force sur le
flanc du Ville de Grasse, le coupant en deux. L’accident aurait fait une
quinzaine de victimes. L’épave repose sur un fond de sable entre
-44 et -50 m, au sud-sud-ouest du phare du Grand Ribaud, dans
la petite passe. La plongée est difficile à cause de la profondeur
et de la présence de courants. Cette épave est une des seules qui
permettent d’admirer des roues à aubes, dont deux sont encore
en bon état, ainsi que l’énorme machinerie qui leur était liée.
Légende ou réalité, le Ville de Grasse aurait contenu un trésor
constitué de sacs de pièces d’or. On ne compte plus les plongeurs
qui ont essayé de le découvrir, à moins que quelqu’un l’ait
discrètement récupéré. Le mystère reste entier.
• Le Donator était un gros cargo pinardier de 78 m sur 12 m, muni
de moteurs de 1800 CV. Il revenait d’ Algérie avec une cargaison
de vin. Le 10 novembre 1945 à i3h3o, en pleine tempête, il
heurta une mine. La proue fut détruite et le bateau ne tarda pas
à couler. 27 hommes furent sauvés et 2 portés disparus. L’épave
repose à une cinquantaine de mètres sur un fond de sable,
à environ 1000 m du rivage. C’est l’une des plus belles épaves,
Précédent

- 316/458

Suivant