D’après la chronique de l’époque, les mines sur lesquelles
la Drôme et le Ker-Bihan ont sauté le même jour auraient été
lâchées par un sous-marin allemand mouilleur de mines
qui avait réussi à s’introduire en baie de Marseille.
île Maire
• Le Liban est l’une des épaves les plus visitées de la mer
Méditerranée, non seulement parce qu’elle est bien conservée
et aisément accessible, mais aussi à cause des circonstances
particulièrement dramatiques de son naufrage. Le bateau est
facilement repérable à l’ouest des rochers des Farillons. La proue
se trouve à environ 28 m de profondeur et la poupe repose sur
un fond de sable à -87 m. Compte tenu de ses dimensions (91 m
de long, 11 m de large) et de la profondeur, sa visite nécessite
au moins 2 à 3 plongées. L’épave est assez bien conservée, à
l’exception d’une brèche importante sur son flanc tribord
avant, résultant de sa collision avec le paquebot L’Insulaire.
Le Liban est aussi le témoin d’un drame sans précédent qui s’est
soldé par une centaine de morts et qui, à l’époque, a bouleversé la
population marseillaise. Il était propulsé par une machine à vapeur
de 2150 CV. Armé par la compagnie Fraissinet, il était affecté aux
lignes Corse-continent. Le Liban avait appareillé de la Joliette
pour Nice à nh3o, ce dimanche 7 juin 1908, et devait ensuite
rejoindre Bastia. Le navire transportait, outre le commandant
Antoine Lacotte et les 48 membres d’équipage, 27 sacs de courrier,
des marchandises diverses, 148 passagers porteurs de billets et
un nombre indéterminé d’autres passagers montés à bord sans
billet et qui auraient payé en route. La grande majorité de ces
passagers était corse. À la hauteur de la Pointe Rouge, le Liban
s’arrête pour permettre à deux retardataires, convoyés par un
bateau de plaisance, de se hisser à bord, perdant ainsi des minutes
qui lui seront fatales! À midi, le Liban double le cap Croisette.
Acet instant, la croisière bascule dans l’horreur. Face au Liban
arrive un autre navire de la compagnie Fraissinet, L’Insulaire, qui
revient de Toulon. L’Insulaire était un paquebot en fer de 70 m de
long et de 8 m de large, mû par une machine à vapeur de 1500 CV.
C était le capitaine Arnaud qui commandait le bateau ce jour-là.
Les deux commandants se rendent vite compte qu’ils se trouvent
cap sur cap à 1 nœud environ l’un de l’autre. La collision est encore
évitable. Mais les coups de sirène furent mal interprétés et les
manœuvres gênées par la proximité du littoral rocheux. Le Liban
se mit en travers, son flanc tribord face à l’étrave de L'Insulaire
la Drôme et le Ker-Bihan ont sauté le même jour auraient été
lâchées par un sous-marin allemand mouilleur de mines
qui avait réussi à s’introduire en baie de Marseille.
île Maire
• Le Liban est l’une des épaves les plus visitées de la mer
Méditerranée, non seulement parce qu’elle est bien conservée
et aisément accessible, mais aussi à cause des circonstances
particulièrement dramatiques de son naufrage. Le bateau est
facilement repérable à l’ouest des rochers des Farillons. La proue
se trouve à environ 28 m de profondeur et la poupe repose sur
un fond de sable à -87 m. Compte tenu de ses dimensions (91 m
de long, 11 m de large) et de la profondeur, sa visite nécessite
au moins 2 à 3 plongées. L’épave est assez bien conservée, à
l’exception d’une brèche importante sur son flanc tribord
avant, résultant de sa collision avec le paquebot L’Insulaire.
Le Liban est aussi le témoin d’un drame sans précédent qui s’est
soldé par une centaine de morts et qui, à l’époque, a bouleversé la
population marseillaise. Il était propulsé par une machine à vapeur
de 2150 CV. Armé par la compagnie Fraissinet, il était affecté aux
lignes Corse-continent. Le Liban avait appareillé de la Joliette
pour Nice à nh3o, ce dimanche 7 juin 1908, et devait ensuite
rejoindre Bastia. Le navire transportait, outre le commandant
Antoine Lacotte et les 48 membres d’équipage, 27 sacs de courrier,
des marchandises diverses, 148 passagers porteurs de billets et
un nombre indéterminé d’autres passagers montés à bord sans
billet et qui auraient payé en route. La grande majorité de ces
passagers était corse. À la hauteur de la Pointe Rouge, le Liban
s’arrête pour permettre à deux retardataires, convoyés par un
bateau de plaisance, de se hisser à bord, perdant ainsi des minutes
qui lui seront fatales! À midi, le Liban double le cap Croisette.
Acet instant, la croisière bascule dans l’horreur. Face au Liban
arrive un autre navire de la compagnie Fraissinet, L’Insulaire, qui
revient de Toulon. L’Insulaire était un paquebot en fer de 70 m de
long et de 8 m de large, mû par une machine à vapeur de 1500 CV.
C était le capitaine Arnaud qui commandait le bateau ce jour-là.
Les deux commandants se rendent vite compte qu’ils se trouvent
cap sur cap à 1 nœud environ l’un de l’autre. La collision est encore
évitable. Mais les coups de sirène furent mal interprétés et les
manœuvres gênées par la proximité du littoral rocheux. Le Liban
se mit en travers, son flanc tribord face à l’étrave de L'Insulaire
