Guide des fonds marins de Méditerranée
Le milieu méditerranéen
30
La Méditerranée symbolise la « mer chaude ». En février, mois le
plus froid, la température de l’eau de surface est de i?° environ
sur les côtes provençales, io° dans le nord de la mer Egée, 170
sur les côtes d’Égypte et de Syrie. Au mois d’août, mois le plus
chaud, elle est de 31° dans le détroit de Gibraltar, 22° sur les côtes
de France, 250 à Malaga, 270 sur les côtes d’Égypte et même 290
sur les côtes de Palestine. La différence entre les températures
moyennes du mois le plus froid et du mois le plus chaud est
d’environ 12,°. L’insolation, souvent très intense, fait monter
en été la température de la mer au contact du rivage; en hiver,
la terre étant plus froide que la mer, l’inverse se produit.
UNE ANOMALIETHERMIQUE
En dessous de la surface, et en particulier dans les premiers
50 m, la chute de température est assez rapide. Il ne faudrait
cependant pas croire que, comme dans les océans, la température
décroît avec la profondeur jusqu’à des valeurs voisines de
quelques degrés. Il n’en est rien. Les méditerranées ont,
jusqu’à leurs plus grandes profondeurs, une température
voisine de celle de la mer ouverte à la profondeur du seuil de
communication. Ainsi, les eaux de la Méditerranée présentent
une température voisine de 13° depuis 850 m (profondeur
du seuil de Gibraltar) jusqu’à ses plus grandes profondeurs.
Par rapport aux eaux profondes de l’océan qui avoisinent
3 à 40, il règne un « climat » tempéré tout à fait caractéristique
dans les grands fonds méditerranéens. Cette ambiance
thermique conditionne en partie la vie de la faune abyssale.
MER SALÉE
A température égale, 1 litre d’eau provenant de l’ Atlantique
contient 3 à 4 grammes de sels de moins qu’un litre d’eau de
Méditerranée. Cette différence s’explique par le fait que la
Méditerranée est une mer presque indépendante qui se trouve
dans une zone climatique subtropicale à forte évaporation. Comme
on 1 a vu précédemment, l’ensemble des précipitations et des
apports fluviaux est trop faible pour compenser l’évaporation de
ces grandes surfaces d’eau en été. Si la Méditerranée n’était pas
en relation avec l’océan, son plan d’eau s’abaisserait de 60 cm à
1 m chaque année. Néanmoins, l’apport de l’océan ne parvenant
pas à compenser complètement les pertes, son eau est plus salée
et sa salinité croît à mesure qu’on s’éloigne de Gibraltar. La
Le milieu méditerranéen
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La Méditerranée symbolise la « mer chaude ». En février, mois le
plus froid, la température de l’eau de surface est de i?° environ
sur les côtes provençales, io° dans le nord de la mer Egée, 170
sur les côtes d’Égypte et de Syrie. Au mois d’août, mois le plus
chaud, elle est de 31° dans le détroit de Gibraltar, 22° sur les côtes
de France, 250 à Malaga, 270 sur les côtes d’Égypte et même 290
sur les côtes de Palestine. La différence entre les températures
moyennes du mois le plus froid et du mois le plus chaud est
d’environ 12,°. L’insolation, souvent très intense, fait monter
en été la température de la mer au contact du rivage; en hiver,
la terre étant plus froide que la mer, l’inverse se produit.
UNE ANOMALIETHERMIQUE
En dessous de la surface, et en particulier dans les premiers
50 m, la chute de température est assez rapide. Il ne faudrait
cependant pas croire que, comme dans les océans, la température
décroît avec la profondeur jusqu’à des valeurs voisines de
quelques degrés. Il n’en est rien. Les méditerranées ont,
jusqu’à leurs plus grandes profondeurs, une température
voisine de celle de la mer ouverte à la profondeur du seuil de
communication. Ainsi, les eaux de la Méditerranée présentent
une température voisine de 13° depuis 850 m (profondeur
du seuil de Gibraltar) jusqu’à ses plus grandes profondeurs.
Par rapport aux eaux profondes de l’océan qui avoisinent
3 à 40, il règne un « climat » tempéré tout à fait caractéristique
dans les grands fonds méditerranéens. Cette ambiance
thermique conditionne en partie la vie de la faune abyssale.
MER SALÉE
A température égale, 1 litre d’eau provenant de l’ Atlantique
contient 3 à 4 grammes de sels de moins qu’un litre d’eau de
Méditerranée. Cette différence s’explique par le fait que la
Méditerranée est une mer presque indépendante qui se trouve
dans une zone climatique subtropicale à forte évaporation. Comme
on 1 a vu précédemment, l’ensemble des précipitations et des
apports fluviaux est trop faible pour compenser l’évaporation de
ces grandes surfaces d’eau en été. Si la Méditerranée n’était pas
en relation avec l’océan, son plan d’eau s’abaisserait de 60 cm à
1 m chaque année. Néanmoins, l’apport de l’océan ne parvenant
pas à compenser complètement les pertes, son eau est plus salée
et sa salinité croît à mesure qu’on s’éloigne de Gibraltar. La
