différence est nette: 85 %o pour l’Atlantique, entre 86,4 %o et
89,5 %o pour la Méditerranée. Il en résulte qu’à température égale,
l’eau de la Méditerranée est plus dense que celle de l’océan et
qu’elle « porte » davantage enfermes de natation. Les apports des
fleuves diminuent localement la salinité, parfois assez loin de leur
embouchure. C’est ainsi que les crues du Nil faisaient diminuer la
salinité jusque sur les côtes de Palestine et de Syrie. La variation
annuelle est sous l’influence des précipitations, cette influence
s’exerçant souvent avec un certain retard. Les pluies de printemps
en Provence sont suivies d’un minimum de salinité qui se produit
en juin; la sécheresse de l’été fait monter la salinité qui atteint
son maximum en septembre. Les fortes pluies d’automne font de
nouveau baisser la salinité. En profondeur, la salinité diminue
légèrement entre la surface et 50 m, elle augmente ensuite jusqu’à
500 m et décroît de nouveau à des profondeurs plus grandes. Ces
observations sont valables pour la Méditerranée occidentale; en
Méditerranée orientale, où l’apport atlantique est à peine sensible
et où la salinité est plus forte en surface, cette dernière diminue
faiblement, mais régulièrement, à mesure que la profondeur croît.
MER BLEUE
C’est avec raison que la Méditerranée est le
symbole de la mer bleue. Elle se distingue,
en effet, des autres mers par sa couleur
bleue intense due non seulement au reflet de
l’azur du ciel, mais aussi à sa limpidité et à la
transparence de ses eaux. Depuis le Caeruleum
mare de Virgile, nombreux sont les poètes
qui ont associé le mot bleu à la Méditerranée.
Victor Hugo n’écrit-il pas dans RuyBlas:
« Et je retournerai, aimable destinée,
contempler ton azur, ô Méditerranée... »
Les secteurs les plus bleus sont le golfe de
la Grande Syrte, la mer Ionienne, le bassin
oriental au sud de la Crète et de Chypre.
La transparence, mesurée avec le disque
de Secchi (voir chapitre « Les fonds
rocheux », p. 86), paraît atteindre son
maximum sur les côtes de Syrie et dans le
golfe de Syrte. Luksh a trouvé 51 men mer
(Photo B. Rothan)
89,5 %o pour la Méditerranée. Il en résulte qu’à température égale,
l’eau de la Méditerranée est plus dense que celle de l’océan et
qu’elle « porte » davantage enfermes de natation. Les apports des
fleuves diminuent localement la salinité, parfois assez loin de leur
embouchure. C’est ainsi que les crues du Nil faisaient diminuer la
salinité jusque sur les côtes de Palestine et de Syrie. La variation
annuelle est sous l’influence des précipitations, cette influence
s’exerçant souvent avec un certain retard. Les pluies de printemps
en Provence sont suivies d’un minimum de salinité qui se produit
en juin; la sécheresse de l’été fait monter la salinité qui atteint
son maximum en septembre. Les fortes pluies d’automne font de
nouveau baisser la salinité. En profondeur, la salinité diminue
légèrement entre la surface et 50 m, elle augmente ensuite jusqu’à
500 m et décroît de nouveau à des profondeurs plus grandes. Ces
observations sont valables pour la Méditerranée occidentale; en
Méditerranée orientale, où l’apport atlantique est à peine sensible
et où la salinité est plus forte en surface, cette dernière diminue
faiblement, mais régulièrement, à mesure que la profondeur croît.
MER BLEUE
C’est avec raison que la Méditerranée est le
symbole de la mer bleue. Elle se distingue,
en effet, des autres mers par sa couleur
bleue intense due non seulement au reflet de
l’azur du ciel, mais aussi à sa limpidité et à la
transparence de ses eaux. Depuis le Caeruleum
mare de Virgile, nombreux sont les poètes
qui ont associé le mot bleu à la Méditerranée.
Victor Hugo n’écrit-il pas dans RuyBlas:
« Et je retournerai, aimable destinée,
contempler ton azur, ô Méditerranée... »
Les secteurs les plus bleus sont le golfe de
la Grande Syrte, la mer Ionienne, le bassin
oriental au sud de la Crète et de Chypre.
La transparence, mesurée avec le disque
de Secchi (voir chapitre « Les fonds
rocheux », p. 86), paraît atteindre son
maximum sur les côtes de Syrie et dans le
golfe de Syrte. Luksh a trouvé 51 men mer
(Photo B. Rothan)
