Méditerranée, ils sont encore plus nombreux sur les rives sud.
C’est le régime caractéristique des oueds qui, asséchés une grande
partie de l’année, présentent des crues subites et destructrices
engendrées par des averses soudaines arrosant des chaînes
montagneuses et les bassins versants dépourvus de couvert végétal
régulateur (déboisement). Ces fleuves torrentiels transportent
un volume important de matériaux alluvionnaires qui forment,
au débouché en mer, un cône de déjection caractéristique. En
revanche, les grands fleuves, alimentés en permanence par de
vastes bassins versants, ne sont jamais à sec, bien que leur débit
varie aussi avec les saisons. Sur un bilan annuel, les grands
fleuves (Nil, Rhône, Pô et Ebre) assurent à eux quatre une part
importante des apports hydriques du bassin méditerranéen.
Le bilan des eaux s’établit de la façon suivante.
Ruissellement des bassins versants
Précipitations
Apports parla mer Noire
Apports par la mer Rouge
430km3/an (400 à 500)
980km3/an (880 à 1050)
250 km’/an (200 à 300)
10 km3/an
Total
1670 km7an (1480 à 1 850)
Pertes par évaporation
Soit un déficit de
-3 220 km3/an (2 900 à 3 500)
1 550km3/an (1150 à 2 020)
Ce déficit est équivalent à une baisse de niveau de 0,62 m/an
(0,46 m à 0,80 m). Il est compensé par l’apport d’eau de l’océan
Atlantique à travers le détroit de Gibraltar.
MER CHAUDE
Taux moyen de radiations
solaires (en kilojoules/cm2
(D’après Béthoux, 1979)
La Méditerranée, par sa
latitude, son orientation
parallèle au tropique et le
relief côtier accentué de ses
rives, forme un domaine
climatique caractéristique,
entre les régions subtropicales
et subdésertiques d’Afrique
et celles d’Europe où régnent les influences océaniques. C’est
une sorte de vaste bassin presque fermé par un cercle de
hautes montagnes qui jouit du climat dit « méditerranéen »,
aux étés chauds et secs, aux hivers tièdes et humides.
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