Gorgones
Les gorgones tirent leur nom des trois sœurs qui, dans
la mythologie, avaient le pouvoir de changer en pierre
ceux qui les regardaient. N’ayez aucune crainte, les
gorgones que vous rencontrerez, et qui donnent cet aspect
bien typé aux fonds sciaphiles, sont inoffensives.
Elles ont l’aspect d’arbustes ou d’éventails qui peuvent dépasser
i m de hauteur. L’axe principal fixé
au substratum donne naissance à de
nombreuses ramifications. Ces axes
sont percés de logettes abritant de petits
organismes appelés polypes qui se signalent
par le panache de leurs tentacules. C’est,
pour ainsi dire, une sorte d’HLM sous la mer
dont les studios seraient occupés chacun
par un polype. En fait, si les polypes ont
leur propre estomac, ils communiquent
entre eux par des sortes de canaux qui,
apparemment, leur permettent de partager
la nourriture. Les gorgones sont des
octocoralliaires caractérisés par des polypes
à 8 tentacules en couronne autour de la
bouche et 8 compartiments stomacaux (d’où
l’appellation d’octo). Le « squelette »,
c’est-à-dire la partie rigide de l’habitat,
est constitué d’un mélange de carbonate de
calcium et d’une matière cornée appelée
gorgonine, qui donne une certaine flexibilité
à l’ensemble. Les polypes sont rétractiles et
peuvent donc disparaître dans leur logette
s’ils sont menacés. Ils se reproduisent
par voie sexuée à la suite de l’émission de
leurs gamètes dans l’eau. La fécondation
de l’ovule donne une larve nageuse qui vit
un temps dans le plancton, avant d’aller
Gorgones.
(Photo B. Rothan)
se fixer au fond pour donner naissance à une nouvelle gorgone.
Les gorgones attirent du « monde ». De nombreux organismes,
prenant de la hauteur, s’accrochent à leurs branches. Au hasard de
vos rencontres, vous tomberez probablement nez à nez avec
des éponges, des vers coloniaux comme les salmacines (Filograna),
des alcyons encroûtants ÇAlcyonium coralloides), des mollusques
comme les avicules hirondelles (Pteria hirundo), des bryozoaires
Les gorgones tirent leur nom des trois sœurs qui, dans
la mythologie, avaient le pouvoir de changer en pierre
ceux qui les regardaient. N’ayez aucune crainte, les
gorgones que vous rencontrerez, et qui donnent cet aspect
bien typé aux fonds sciaphiles, sont inoffensives.
Elles ont l’aspect d’arbustes ou d’éventails qui peuvent dépasser
i m de hauteur. L’axe principal fixé
au substratum donne naissance à de
nombreuses ramifications. Ces axes
sont percés de logettes abritant de petits
organismes appelés polypes qui se signalent
par le panache de leurs tentacules. C’est,
pour ainsi dire, une sorte d’HLM sous la mer
dont les studios seraient occupés chacun
par un polype. En fait, si les polypes ont
leur propre estomac, ils communiquent
entre eux par des sortes de canaux qui,
apparemment, leur permettent de partager
la nourriture. Les gorgones sont des
octocoralliaires caractérisés par des polypes
à 8 tentacules en couronne autour de la
bouche et 8 compartiments stomacaux (d’où
l’appellation d’octo). Le « squelette »,
c’est-à-dire la partie rigide de l’habitat,
est constitué d’un mélange de carbonate de
calcium et d’une matière cornée appelée
gorgonine, qui donne une certaine flexibilité
à l’ensemble. Les polypes sont rétractiles et
peuvent donc disparaître dans leur logette
s’ils sont menacés. Ils se reproduisent
par voie sexuée à la suite de l’émission de
leurs gamètes dans l’eau. La fécondation
de l’ovule donne une larve nageuse qui vit
un temps dans le plancton, avant d’aller
Gorgones.
(Photo B. Rothan)
se fixer au fond pour donner naissance à une nouvelle gorgone.
Les gorgones attirent du « monde ». De nombreux organismes,
prenant de la hauteur, s’accrochent à leurs branches. Au hasard de
vos rencontres, vous tomberez probablement nez à nez avec
des éponges, des vers coloniaux comme les salmacines (Filograna),
des alcyons encroûtants ÇAlcyonium coralloides), des mollusques
comme les avicules hirondelles (Pteria hirundo), des bryozoaires
