Guide des fonds marins de Méditerranée
Les fonds rocheux
comme les cornes de cerf (Porella cervicomis). Les petits requins
inoffensifs que sont les roussettes y accrochent même parfois leurs
œufs volumineux. Pour certaines limaces de mer, telles les Tritonia,
Paramuricea clavata.
(Photo B. Rothan)
qui se nourrissent des polypes, les gorgones constituent aussi
des garde-manger.
• Gorgone rouge, gorgone caméléon, gorgone multicolore (Paramuricea
clavata). C’est l’une des gorgones les plus grandes (3o à 100 cm de
haut) et les plus solides d’aspect. Les « branches » sont tortueuses
et se développent sur un seul
plan. La couleur est rouge
violacé, avec parfois des
extrémités tournant au jaune.
On peut exceptionnellement
rencontrer des individus
entièrement jaunâtres ou
violacés. Si l’on rapporte un
morceau de cette gorgone
à la surface, il prend assez
rapidement une teinte gris
cendré à marron noir. Ces
variations de couleurs sont
à l’origine de l’appellation
« caméléon ». Les polypes
blanchâtres peuvent
atteindre 8 mm de hauteur.
Ils sont plus serrés vers
l’extrémité des branches. Ces gorgones sont toujours orientées
perpendiculairement au courant de fond, vraisemblablement
pour augmenter leurs chances de capter la nourriture.
• Gorgone orange (Lophogorgia ceratophyta). Ce gorgonaire se
reconnaît facilement au grand nombre de ses ramifications et à leur
extrême finesse (i mm de diamètre, alors que la taille de la gorgone
varie de 20 à 60 cm). Autre caractère distinctif par rapport à la
gorgone caméléon, les branches sont plutôt droites et se terminent
en pointe. Si la couleur habituelle est orangée, on rencontre des
individus dont la couleur varie de jaune citron à rouge brique et
même rose violacé. Les polypes sont de très petite taille
(1 à 1,5 mm).
Lophogorgia
ceratophyta.
• Gorgone jaune, gorgone de cavolini, éventail de mer (Eunicella
cavolinii). Cette gorgone se ramifie de façon irrégulière, mais ses
contours lui donnent le plus souvent l’aspect d’un éventail
parfaitement plat et dressé perpendiculairement aux courants de
Les fonds rocheux
comme les cornes de cerf (Porella cervicomis). Les petits requins
inoffensifs que sont les roussettes y accrochent même parfois leurs
œufs volumineux. Pour certaines limaces de mer, telles les Tritonia,
Paramuricea clavata.
(Photo B. Rothan)
qui se nourrissent des polypes, les gorgones constituent aussi
des garde-manger.
• Gorgone rouge, gorgone caméléon, gorgone multicolore (Paramuricea
clavata). C’est l’une des gorgones les plus grandes (3o à 100 cm de
haut) et les plus solides d’aspect. Les « branches » sont tortueuses
et se développent sur un seul
plan. La couleur est rouge
violacé, avec parfois des
extrémités tournant au jaune.
On peut exceptionnellement
rencontrer des individus
entièrement jaunâtres ou
violacés. Si l’on rapporte un
morceau de cette gorgone
à la surface, il prend assez
rapidement une teinte gris
cendré à marron noir. Ces
variations de couleurs sont
à l’origine de l’appellation
« caméléon ». Les polypes
blanchâtres peuvent
atteindre 8 mm de hauteur.
Ils sont plus serrés vers
l’extrémité des branches. Ces gorgones sont toujours orientées
perpendiculairement au courant de fond, vraisemblablement
pour augmenter leurs chances de capter la nourriture.
• Gorgone orange (Lophogorgia ceratophyta). Ce gorgonaire se
reconnaît facilement au grand nombre de ses ramifications et à leur
extrême finesse (i mm de diamètre, alors que la taille de la gorgone
varie de 20 à 60 cm). Autre caractère distinctif par rapport à la
gorgone caméléon, les branches sont plutôt droites et se terminent
en pointe. Si la couleur habituelle est orangée, on rencontre des
individus dont la couleur varie de jaune citron à rouge brique et
même rose violacé. Les polypes sont de très petite taille
(1 à 1,5 mm).
Lophogorgia
ceratophyta.
• Gorgone jaune, gorgone de cavolini, éventail de mer (Eunicella
cavolinii). Cette gorgone se ramifie de façon irrégulière, mais ses
contours lui donnent le plus souvent l’aspect d’un éventail
parfaitement plat et dressé perpendiculairement aux courants de
