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Guide des fonds marins de Méditerranée
Les fonds rocheux
mais on peut aussi la rencontrer dans le coralligène. Elle se nourrit
de mollusques et de crustacés. La petite vieille porte bien son nom
puisqu’on estime qu’elle peut vivre une vingtaine d’années.
• Merle, labre merle (Labrus merula). Le merle est un labre de grande
taille (3o à 50 cm), à la bouche petite, mais avec de grosses lèvres.
La nageoire caudale est légèrement encochée. On reconnaît cette
espèce aux bordures bleues des nageoires dorsales,
caudale et anale. Le corps est vert olive ou brun olive,
avec parfois des marbrures bleutées. Il vit dans les
champs d’algues où on le voit souvent brouter, non pas
la végétation, mais les petits animaux qui vivent parmi
les algues et les posidonies (vers, mollusques, crustacés,
échinodermes). Le merle est solitaire et assez farouche.
Labrus merula.
(Photo B. Rothan)
Symphodus roissali.
(Photo B. Rothan)
• Pite-mouffe, crénilabre à cinq taches, crénilabre de Roissal
(Symphodus roissali). Ce poisson est ovale, avec un profil de tête
tombant. Le mâle mesure entre 10 et 20 cm et la femelle entre
8 et 10 cm. Il existe un dimorphisme sexuel, mais mâle comme
femelle se reconnaissent aux cinq rangées de larges taches qui sont
à l’origine de l’ancien nom d’espèce (quinquemaculatus). Le mâle
est plus ou moins vert, avec trois lignes longitudinales rougeâtres,
les lèvres rouges, les opercules à rayures bleues et vertes et l’iris
rouge. La femelle est brunâtre à verdâtre tachetée de brun noir, le
ventre est jaune. Le pite-mouffe vit dans les peuplements d’algues,
souvent près de la surface, aussi bien dans les zones calmes
(biocénose RIPG) que battues (biocénose RIPB). Il est même
capable de se mouvoir dans la vague pour attraper les petits animaux
délogés par les flots, notamment dans les frondes de la cystoseire
stricte. C’est le mâle qui construit un nid souvent en forme d’igloo.
Il creuse au préalable une dépression en demi-lune avec sa queue et
son museau. Puis il construit le nid à l’aide de morceaux de thalles
d’algues, de sable et de gravier qu’il met en place avec son museau.
Il y ménage souvent une entrée près du fond après couverture totale
du nid. C’est par là que la femelle entre dans le nid pour y déposer
ses ovules après y avoir été invitée par le mâle. Le mâle ne tarde pas
à féconder les ovules et à chasser presque aussitôt sa partenaire.
Il garde ensuite jalousement le nid et le ventile avec sa queue. Il
est capable de repousser avec vivacité tout intrus et notamment
les blennies qui, sans cela, feraient un festin de ses œufs.
• Crénilabre ocellé (Symphodus ocellatus). C’est encore une espèce à
dimorphisme sexuel bien marqué. Le mâle mesure entre 7 et 14 cm
et la femelle entre 4 et 9 cm. Le mâle est vert rhousse avec des lignes
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