en pointillés bleu-vert sur les flancs, la région pectorale et ventrale.
Au bord postérieur de l’opercule branchial, un ocelle bleu-vert
irisé, à bordure bleue et rouge est un élément d’identification
déterminant. Toutes les nageoires, à l’exception des pectorales,
sont mouchetées ou striées de bleu, rouge ou vert avec un liseré bleu
lumineux. La femelle est vert clair à brune. La tache operculaire
brunâtre ou cuivrée, non cerclée de bleu est anodine. Lorsqu’elle est
mature, la femelle porte deux lignes longitudinales brun foncé sur
les flancs. Le crénilabre ocellé vit à proximité des prairies d’algues,
de l’herbier de posidonies et quelquefois des surfaces sableuses. Le
nid, qui ressemble à celui d’un oiseau, est construit par le mâle à
l’aide de morceaux d’algues. La femelle y dépose ses ovules collants
que le mâle féconde aussitôt. Le nid est âprement défendu par le
mâle qui déploie ses opercules en signe de menace. Les œufs sont
ventilés par le battement alternatif des nageoires pectorales. Il n’est
pas rare de voir le mâle construire plusieurs nids dans un même
territoire ce qui lui pose un sérieux problème de surveillance!
• Crénilabre méditerranéen (Symphodus mediterraneus). La taille
de ce crénilabre varie de 10 à 16 cm, les mâles étant un peu plus
Symphodus mediterraneus
(Photo B. Rothan)
grands que les femelles. Mâles comme femelles sont
caractérisés par une tache sombre sur le pédoncule
caudal au-dessus de la ligne latérale et par une tache
foncée à la base des nageoires pectorales (plus claire
chez la femelle). La livrée nuptiale du mâle est rose
saumon à rouge brique, parfois même brun chocolat,
avec des lignes longitudinales bleues à la gorge, au
ventre et au flanc. Entre les yeux, sur le crâne et le haut
des opercules existent souvent des rayures bleues. La
femelle est brunâtre avec des marbrures plus claires.
Le crénilabre méditerranéen vit dans les prairies
d’algues et dans l’herbier de posidonies où il trouve sa
nourriture (petits mollusques et crustacés). En mai ou
juin, le mâle construit un nid près de la limite entre
les prairies d’algues et les fonds sableux. Ces nids sont
confectionnés avec des morceaux d’algues sur lesquels
le poisson projette avec sa bouche un criblage de sable.
C’est encore le mâle qui garde le nid après la ponte, mais,
à la différence des autres crénilabres, il ne ventile pas les
œufs. Il défend également sa progéniture avec efficacité.
• Crénilabre paon, crénilabre tanche (Symphodus tinea). C’est le plus
grand des crénilabres (25 à 3$ cm pour le mâle, 15 à 25 cm pour la
femelle) et le plus commun. Il se caractérise par une tache noire à
Symphodus tinea.
(Photo B. Rothan)
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