Guide des fonds marins de Méditerranée
Les fonds rocheux
• Des étoiles au sol. Les étoiles de mer qui, au premier coup d’œil,
ne ressemblent pas aux oursins, sont pourtant des échinodermes.
Comme eux, elles possèdent des plaques calcaires et des piquants
recouverts par la peau. Cependant, les piquants sont plus discrets et
les plaques ne sont pas soudées au test comme chez les oursins. Ces
plaques sont articulées et donnent une certaine souplesse au corps
tout en assurant leur rôle de protection. La symétrie pentaradiaire
est bien plus visible chez les étoiles qui ont, sauf exception, g bras
bien distincts leur donnant cet aspect stellaire caractéristique. Le
corps est aplati et les bras partent d’un disque central. La bouche est
située au centre de la face ventrale et l’anus est à l’opposé, sur la face
dorsale. Les pieds ambulacraires se trouvent sur la face ventrale
tout au long des bras. Comme chez les oursins, ils sont utilisés pour
la locomotion et pour la nourriture. Les pédicellaires sont présents,
jouent aussi un rôle défensif et sont chargés de débarrasser le
tégument des animalcules qui voudraient s’y fixer. Ils sont surtout
abondants aux extrémités des bras et autour de la bouche. Sur la
face dorsale, on peut distinguer la plaque madréporique criblée
de petits trous qui hitrent l’eau de mer pour alimenter l’appareil
aquifère. On peut distinguer aussi les branchies qui apparaissent
comme de petites vésicules claires. Elles ont un rôle respiratoire
et une fonction d’excrétion. Les étoiles possèdent des ébauches
d’yeux qui portent le nom d’organes photorécepteurs. Ils se
présentent sous la forme de minuscules taches rouges à l’extrémité
des bras. Ce sont des bourrelets ovalaires à circulaires portant de
nombreuses cryptes fermées par une cuticule tégumentaire. Sous
cette cuticule s’est développé un corps transparent (qui fait penser à
un cristallin) suivi d’une gelée hyaline (qui évoque l’humeur vitrée
de l’œil des vertébrés) et, dans le fond, des cellules rétiniennes
reliées à des fibres qui rejoignent les nerfs radiaires. Ces cellules
contiennent des grains de pigments rougeâtres photosensibles.
Certaines étoiles sont de véritables athlètes. Elles sont capables,
avec la seule force musculaire de leurs bras, d’écarter les deux
valves de la coquille d’un mollusque (moule, huître,...) pour le
manger. La scène d’ailleurs n’est pas ordinaire. L’étoile dévagine
son estomac, l’introduit dans la coquille maintenue béante et
l’applique sur le corps du mollusque qui est ainsi consommé
vivant et directement à l’aide des sucs gastriques très puissants.
Imaginez un humain déposant son estomac dans son assiette
pour manger un bifteck! Avec cette digestion externe, l’appareil
masticateur ne sert plus à rien et a donc disparu chez les étoiles.
Le déplacement des étoiles se fait par glissement à l’aide des pieds
Les fonds rocheux
• Des étoiles au sol. Les étoiles de mer qui, au premier coup d’œil,
ne ressemblent pas aux oursins, sont pourtant des échinodermes.
Comme eux, elles possèdent des plaques calcaires et des piquants
recouverts par la peau. Cependant, les piquants sont plus discrets et
les plaques ne sont pas soudées au test comme chez les oursins. Ces
plaques sont articulées et donnent une certaine souplesse au corps
tout en assurant leur rôle de protection. La symétrie pentaradiaire
est bien plus visible chez les étoiles qui ont, sauf exception, g bras
bien distincts leur donnant cet aspect stellaire caractéristique. Le
corps est aplati et les bras partent d’un disque central. La bouche est
située au centre de la face ventrale et l’anus est à l’opposé, sur la face
dorsale. Les pieds ambulacraires se trouvent sur la face ventrale
tout au long des bras. Comme chez les oursins, ils sont utilisés pour
la locomotion et pour la nourriture. Les pédicellaires sont présents,
jouent aussi un rôle défensif et sont chargés de débarrasser le
tégument des animalcules qui voudraient s’y fixer. Ils sont surtout
abondants aux extrémités des bras et autour de la bouche. Sur la
face dorsale, on peut distinguer la plaque madréporique criblée
de petits trous qui hitrent l’eau de mer pour alimenter l’appareil
aquifère. On peut distinguer aussi les branchies qui apparaissent
comme de petites vésicules claires. Elles ont un rôle respiratoire
et une fonction d’excrétion. Les étoiles possèdent des ébauches
d’yeux qui portent le nom d’organes photorécepteurs. Ils se
présentent sous la forme de minuscules taches rouges à l’extrémité
des bras. Ce sont des bourrelets ovalaires à circulaires portant de
nombreuses cryptes fermées par une cuticule tégumentaire. Sous
cette cuticule s’est développé un corps transparent (qui fait penser à
un cristallin) suivi d’une gelée hyaline (qui évoque l’humeur vitrée
de l’œil des vertébrés) et, dans le fond, des cellules rétiniennes
reliées à des fibres qui rejoignent les nerfs radiaires. Ces cellules
contiennent des grains de pigments rougeâtres photosensibles.
Certaines étoiles sont de véritables athlètes. Elles sont capables,
avec la seule force musculaire de leurs bras, d’écarter les deux
valves de la coquille d’un mollusque (moule, huître,...) pour le
manger. La scène d’ailleurs n’est pas ordinaire. L’étoile dévagine
son estomac, l’introduit dans la coquille maintenue béante et
l’applique sur le corps du mollusque qui est ainsi consommé
vivant et directement à l’aide des sucs gastriques très puissants.
Imaginez un humain déposant son estomac dans son assiette
pour manger un bifteck! Avec cette digestion externe, l’appareil
masticateur ne sert plus à rien et a donc disparu chez les étoiles.
Le déplacement des étoiles se fait par glissement à l’aide des pieds
