propriétaire. Le bernard-l’hermite s’est tellement adapté à ce
stratagème que sa queue est courbée, plus ou moins enroulée en
spirale pour mieux épouser les contours internes de la coquille. Le
pagure (c’est son autre nom) a bien plus d’un tour dans son sac. Il
se lie souvent d’amitié avec une anémone de mer (qui n’est pas une
plante, mais un animal du groupe des coelentérés). Chacun y trouve
son compte. Le pagure est défendu par l’anémone qui projette ses
dards venimeux (nématocystes) contre tout agresseur déclaré. En
contrepartie, l’anémone profite des restes du repas du pagure et se
laisse promener, perchée sur la coquille comme un cavalier sur son
coursier. Ce type d’association, bénéfique aux deux partenaires, est
appelé symbiose. C’est l’expression parfaite d’un couple qui vit en
totale harmonie.
Gros plan sur un
bernard-l'hermite qui
transporte son amie
l'anémone de mer.
(Photo B. Rothan)
Mais la vie n’est pas toujours aussi facile. Lorsque le pagure grossit,
la coquille devient exiguë et il doit donc en changer. Il se met alors
en quête d’une coquille plus grande. Quand il pense 1 avoir trouvée,
il en apprécie les dimensions à l’aide de ses pinces. Si elle convient,
alors commence une opération délicate et dangereuse. Entre
l’abandon de la vieille coquille et la colonisation de la nouvelle la
queue reste sans protection. On comprend, dès lors, avec quelle
fébrilité le bernard accomplit le transfert. Hélas, 1 opération ne
s’arrête pas là. L’anémone doit suivre son compagnon et ne semble
pas bien comprendre la situation. C’est pourquoi le bernardl’hermite la prie de venir avec lui. Pour cela, il commence par la
toucher délicatement avec ses pinces; car il ne faut pas oublier
stratagème que sa queue est courbée, plus ou moins enroulée en
spirale pour mieux épouser les contours internes de la coquille. Le
pagure (c’est son autre nom) a bien plus d’un tour dans son sac. Il
se lie souvent d’amitié avec une anémone de mer (qui n’est pas une
plante, mais un animal du groupe des coelentérés). Chacun y trouve
son compte. Le pagure est défendu par l’anémone qui projette ses
dards venimeux (nématocystes) contre tout agresseur déclaré. En
contrepartie, l’anémone profite des restes du repas du pagure et se
laisse promener, perchée sur la coquille comme un cavalier sur son
coursier. Ce type d’association, bénéfique aux deux partenaires, est
appelé symbiose. C’est l’expression parfaite d’un couple qui vit en
totale harmonie.
Gros plan sur un
bernard-l'hermite qui
transporte son amie
l'anémone de mer.
(Photo B. Rothan)
Mais la vie n’est pas toujours aussi facile. Lorsque le pagure grossit,
la coquille devient exiguë et il doit donc en changer. Il se met alors
en quête d’une coquille plus grande. Quand il pense 1 avoir trouvée,
il en apprécie les dimensions à l’aide de ses pinces. Si elle convient,
alors commence une opération délicate et dangereuse. Entre
l’abandon de la vieille coquille et la colonisation de la nouvelle la
queue reste sans protection. On comprend, dès lors, avec quelle
fébrilité le bernard accomplit le transfert. Hélas, 1 opération ne
s’arrête pas là. L’anémone doit suivre son compagnon et ne semble
pas bien comprendre la situation. C’est pourquoi le bernardl’hermite la prie de venir avec lui. Pour cela, il commence par la
toucher délicatement avec ses pinces; car il ne faut pas oublier
