plus longtemps possible. La mue est un exercice difficile, les pinces,
les antennes, les yeux doivent être retirés de leur fourreau, mais
Leander squilla.
également le phaiynx, l’estomac antérieur et l’intestin postérieur.
On trouve les enveloppes vides des anciennes carapaces, véritables
répliques de leurs anciens propriétaires, dans la mer et sur la plage.
On a déjà évoqué des crustacés dans les chapitres précédents
Leander adspersus.
Leander xiphias.
(chthamales et crabe marbré, par exemple). On en rencontrera
encore, en d’autres biotopes (cigales de mer, langoustes, etc.).
Les crevettes appartiennent à ce groupe. Vous en rencontrerez
certainement au cours de votre balade. Elles appartiennent à
plusieurs espèces difficiles à reconnaître pour un non-spécialiste:
Leander serratus, L. squilla, L. elegans, L. adspersus, L. xiphias. Toutes
ont un corps presque transparent et se distinguent peu du
substratum. Elles se reconnaissent à leur long rostre garni de dents
de scies.
Les crustacés les plus curieux et les plus déconcertants sont sans
aucun doute les bernard-l’hermite. La rencontre avec ces animaux
se passe toujours de la même façon. On s’approche pour examiner
une coquille d’escargot de mer et celle-ci se met en mouvement,
entraînée par des pattes poilues très actives. Si, intrigué, on
poursuit l’animal et qu’on l’attrape, il se rétracte prestement au
fond de la coquille et en barricade l’entrée avec ses pinces. Quand
Bernard-l'hermite à côté
d'une anémone de mer.
(Photo B. Rothan)
on parvient à le sortir de sa coquille,
on s’aperçoit que ce n’est pas un
escargot, mais un crustacé avec son
thorax, ses pattes cuirassées, ses
pinces et ses yeux sur des pédoncules.
Mais surprise: sa queue n’est pas
cuirassée, elle est molle et sans
protection. C’est sa faiblesse, son
problème. Il doit impérativement
la mettre à l’abri des carnassiers.
Son astuce: la rentrer dans une
coquille d’escargot délaissée par son
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