Octopus vulgaris.
Il m’est arrivé aussi, comme à d’autres plongeurs,
d’établir un véritable lien d’amitié avec ces animaux.
L’histoire se passe dans l’île de Port-Cros. A
l’époque, je dressais une carte des peuplements de
la Baie de la Palud. Une grosse pieuvre avait installé
son gîte dans un creux de rocher protégé par un
amoncellement de petits rochers bien rangés par
l’animal. Lors de notre première rencontre, nous
nous regardâmes fixement, elle à l’abri de sa tanière
et moi à proximité de l’ouverture. Le lendemain,
Cette photo me rappelle un incident
inattendu et amusant qui m'est arrivé au
cours d'une de mes plongées. À cette époque,
j'avais engagé une étude de variations
thermiques de la mer sur un cycle annuel
dans un certain nombre de peuplements
benthiques aux îles de Lérins. J'utilisais
pour cela des thermomètres à maxima
minima placés dans un tube en fibrociment
reliés à celui-ci par un filin et maintenus
à l'aide d'une mousse en polyuréthane.
Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir
un jour dans l'une des stations d'étude que
le thermomètre avait été sorti du tube
avec le morceau de mousse et qui! reposait
sur le sol. Intrigué, je me saisis du tube et
eus la stupéfaction de constater qu'une
petite pieuvre en avait fait son domicile,
prenant pour cela une forme cylindrique!
Je l'invitai délicatement, avec le manche
de mon poignard, à quitter ces lieux qu'elle
avait squattés, sans résultat, même en
la chatouillant. Elle était chez elle et je
n'étais qu'un intrus mal élevé. Mon seul
recours pour la déloger fut de remonter
à la surface avec le tube, de l'exposer à
l'air et au soleil et d'attendre. Quelques
minutes plus tard, je vis l'intruse déguerpir,
dégringoler sur les rochers et disparaître
dans la mer. Je réinstallai ensuite le tube au
même endroit en prenant soin d'en barrer
l'accès à l'aide de deux fers en croisillon.
je vins de nouveau lui rendre visite, lui apportant en cadeau de la
nourriture que je disposai non loin de l’entrée. Elle ne broncha
pas, mais nous nous regardâmes un bon moment. Le jour suivant,
en arrivant à proximité de sa tanière, je m’aperçus que le cadeau
avait disparu et j’en plaçai un autre au même endroit. Après un
interminable chassé-croisé de nos regards, elle se décida à franchir
le seuil de sa tanière, juste ce qu’il fallait pour saisir le cadeau avec
ses tentacules puis rentrer à vive allure dans son abri. Chaque fois
que je venais la voir, j’apportais ainsi un cadeau que je plaçais à
une distance de plus en plus éloignée de son logis. Un jour, elle
s’enhardit au point que je pus la toucher et qu’elle se laissa faire
tout en montrant son émotion par ses changements de couleur.
À partir de ce moment-là, nos rapports devinrent de plus en
plus amicaux. Un jour, elle se laissa caresser et y prit rapidement
plaisir. L’extase venait quand je la caressais au sommet de ce que
l’on peut appeler la tête, dans la zone située entre les deux yeux.
Il m’est arrivé aussi, comme à d’autres plongeurs,
d’établir un véritable lien d’amitié avec ces animaux.
L’histoire se passe dans l’île de Port-Cros. A
l’époque, je dressais une carte des peuplements de
la Baie de la Palud. Une grosse pieuvre avait installé
son gîte dans un creux de rocher protégé par un
amoncellement de petits rochers bien rangés par
l’animal. Lors de notre première rencontre, nous
nous regardâmes fixement, elle à l’abri de sa tanière
et moi à proximité de l’ouverture. Le lendemain,
Cette photo me rappelle un incident
inattendu et amusant qui m'est arrivé au
cours d'une de mes plongées. À cette époque,
j'avais engagé une étude de variations
thermiques de la mer sur un cycle annuel
dans un certain nombre de peuplements
benthiques aux îles de Lérins. J'utilisais
pour cela des thermomètres à maxima
minima placés dans un tube en fibrociment
reliés à celui-ci par un filin et maintenus
à l'aide d'une mousse en polyuréthane.
Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir
un jour dans l'une des stations d'étude que
le thermomètre avait été sorti du tube
avec le morceau de mousse et qui! reposait
sur le sol. Intrigué, je me saisis du tube et
eus la stupéfaction de constater qu'une
petite pieuvre en avait fait son domicile,
prenant pour cela une forme cylindrique!
Je l'invitai délicatement, avec le manche
de mon poignard, à quitter ces lieux qu'elle
avait squattés, sans résultat, même en
la chatouillant. Elle était chez elle et je
n'étais qu'un intrus mal élevé. Mon seul
recours pour la déloger fut de remonter
à la surface avec le tube, de l'exposer à
l'air et au soleil et d'attendre. Quelques
minutes plus tard, je vis l'intruse déguerpir,
dégringoler sur les rochers et disparaître
dans la mer. Je réinstallai ensuite le tube au
même endroit en prenant soin d'en barrer
l'accès à l'aide de deux fers en croisillon.
je vins de nouveau lui rendre visite, lui apportant en cadeau de la
nourriture que je disposai non loin de l’entrée. Elle ne broncha
pas, mais nous nous regardâmes un bon moment. Le jour suivant,
en arrivant à proximité de sa tanière, je m’aperçus que le cadeau
avait disparu et j’en plaçai un autre au même endroit. Après un
interminable chassé-croisé de nos regards, elle se décida à franchir
le seuil de sa tanière, juste ce qu’il fallait pour saisir le cadeau avec
ses tentacules puis rentrer à vive allure dans son abri. Chaque fois
que je venais la voir, j’apportais ainsi un cadeau que je plaçais à
une distance de plus en plus éloignée de son logis. Un jour, elle
s’enhardit au point que je pus la toucher et qu’elle se laissa faire
tout en montrant son émotion par ses changements de couleur.
À partir de ce moment-là, nos rapports devinrent de plus en
plus amicaux. Un jour, elle se laissa caresser et y prit rapidement
plaisir. L’extase venait quand je la caressais au sommet de ce que
l’on peut appeler la tête, dans la zone située entre les deux yeux.
