Guide des fonds marins de Méditerranée
Les fonds rocheux
Pieuvres et poulpes présentent, dans leur morphologie, leur
anatomie, leur physiologie et leur comportement un certain
nombre de similitudes avec la seiche. Les yeux, très gros, très
sensibles et proéminents, à la pupille horizontale, sont aussi
perfectionnés et performants; ils sont d’ailleurs si expressifs
qu’ils peuvent intimider le plongeur qui les rencontre pour la
première fois. Poulpes et pieuvres possèdent aussi une poche du
noir, un siphon à réaction, de grandes branchies pour respirer,
la propriété de mimétisme et de camouflage, un bec de perroquet
très puissant qu’ils utilisent de la même façon que la seiche.
Ils n’ont, par contre, que huit bras (ce sont des octopodes alors
que la seiche est un décapode), les deux bras de préhension de
la seiche leur faisant défaut. Ils les compensent par la longueur
de leurs tentacules. Ils ne possèdent pas non plus de nageoire
ondulante. Pour se déplacer, ils peuvent indifféremment ramper
sur le sol sous-marin, nager en pleine eau à l’aide de leurs
tentacules ou se propulser violemment grâce à leur siphon.
Le mâle possède un tentacule modifié pour la reproduction,
il s’en sert comme la seiche pour féconder la femelle. Lors de
la copulation, la respiration de la femelle s’accélère ce qui est
probablement un encouragement pour le mâle. Le coït « à bras »
dure généralement de i à 8 minutes, mais on a pu observer
certains jouisseurs faire durer le plaisir pendant plus d’une
heure. Pieuvres et poulpes se reproduisent durant la deuxième
année de leur vie. La femelle dépose ses œufs alignés en cordons
blancs cotonneux dans des grottes ou sous un surplomb. Ces œufs
sont constamment nettoyés, ventilés, surveillés et défendus par
la femelle. Au bout de 4 à 6 semaines, ils donnent naissance à
de minuscules jeunes. Ces derniers passent 2 à 3 mois à nager
au milieu du plancton, en pleine eau, puis descendent vers le
fond et s’installent dans des excavations ou des crevasses de la
roche. La plupart des mâles et femelles meurent de vieillesse au
bout de deux ans et ne se reproduisent qu’une fois.
On rencontre souvent la pieuvre et le poulpe à proximité de leur
« logis »: une fente dans la roche, parfois avec plusieurs sorties,
une excavation jouant le rôle de mini-grotte ou un trou qu’ils
confectionnent eux-mêmes sous une grosse pierre servant de
toit. Leur antre est facile à repérer, car ils disposent, à l’entrée,
pour en réduire l’ouverture, des cailloux, des coquillages vides,
voire des canettes et des boîtes de conserve. Comme ils ne
possèdent pas de squelette, ni même d’« os » comme la seiche,
ils sont capables de déformer considérablement leur corps.
Les fonds rocheux
Pieuvres et poulpes présentent, dans leur morphologie, leur
anatomie, leur physiologie et leur comportement un certain
nombre de similitudes avec la seiche. Les yeux, très gros, très
sensibles et proéminents, à la pupille horizontale, sont aussi
perfectionnés et performants; ils sont d’ailleurs si expressifs
qu’ils peuvent intimider le plongeur qui les rencontre pour la
première fois. Poulpes et pieuvres possèdent aussi une poche du
noir, un siphon à réaction, de grandes branchies pour respirer,
la propriété de mimétisme et de camouflage, un bec de perroquet
très puissant qu’ils utilisent de la même façon que la seiche.
Ils n’ont, par contre, que huit bras (ce sont des octopodes alors
que la seiche est un décapode), les deux bras de préhension de
la seiche leur faisant défaut. Ils les compensent par la longueur
de leurs tentacules. Ils ne possèdent pas non plus de nageoire
ondulante. Pour se déplacer, ils peuvent indifféremment ramper
sur le sol sous-marin, nager en pleine eau à l’aide de leurs
tentacules ou se propulser violemment grâce à leur siphon.
Le mâle possède un tentacule modifié pour la reproduction,
il s’en sert comme la seiche pour féconder la femelle. Lors de
la copulation, la respiration de la femelle s’accélère ce qui est
probablement un encouragement pour le mâle. Le coït « à bras »
dure généralement de i à 8 minutes, mais on a pu observer
certains jouisseurs faire durer le plaisir pendant plus d’une
heure. Pieuvres et poulpes se reproduisent durant la deuxième
année de leur vie. La femelle dépose ses œufs alignés en cordons
blancs cotonneux dans des grottes ou sous un surplomb. Ces œufs
sont constamment nettoyés, ventilés, surveillés et défendus par
la femelle. Au bout de 4 à 6 semaines, ils donnent naissance à
de minuscules jeunes. Ces derniers passent 2 à 3 mois à nager
au milieu du plancton, en pleine eau, puis descendent vers le
fond et s’installent dans des excavations ou des crevasses de la
roche. La plupart des mâles et femelles meurent de vieillesse au
bout de deux ans et ne se reproduisent qu’une fois.
On rencontre souvent la pieuvre et le poulpe à proximité de leur
« logis »: une fente dans la roche, parfois avec plusieurs sorties,
une excavation jouant le rôle de mini-grotte ou un trou qu’ils
confectionnent eux-mêmes sous une grosse pierre servant de
toit. Leur antre est facile à repérer, car ils disposent, à l’entrée,
pour en réduire l’ouverture, des cailloux, des coquillages vides,
voire des canettes et des boîtes de conserve. Comme ils ne
possèdent pas de squelette, ni même d’« os » comme la seiche,
ils sont capables de déformer considérablement leur corps.
