CHAPITRES • Entre roches et fluides : les sédiments
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La formation et l’évolution des sols
Dans les régions tempérées, les roches qui affleurent sont colonisées par des végétaux, des champignons,
des bactéries et des vers de terre. La surface devient alors une zone de réactions chimiques intenses où
l’altération de la roche mère se combine avec l’enfouissement de matière organique. C’est la formation
des sols qui sont en général caractérisés par trois horizons (figure 3.7) :
• un horizon superficiel riche en matière organique provenant de l’accumulation de végétaux,
• un horizon intermédiaire où l’on retrouve, mélangés, des produits de l’altération de la roche mère et
de la matière organique,
• un horizon profond composé de la roche mère peu altérée.
Un sol se développe de manière dynamique. L’altération et l’activité biologique le font croître, le lessivage,
un refroidissement important et l’activité humaine (notamment les pesticides) le détruisent. Comme
ils contiennent beaucoup de matière organique, les sols jouent le rôle de sites de stockage du carbone.
Ainsi, une initiative française lancée lors de la COP21 en 2015 propose d’augmenter de 0,4 % par an les
stocks de carbone dans les sols agricoles et forestiers pour augmenter leur fertilité et compenser une
partie des émissions humaines qui contribuent au changement climatique.
Figure 3.7 ▲ Photographie d’une coupe naturelle d'un sol.
La limite entre l’horizon riche en matière organique et l’horizon
intermédiaire est apparente sur la partie haute.
peut le voir sur la figure 3.8a. Une arène granitique est un sable composé d’argiles
et de grains de quartz. Elle est formée in situ par l’altération du granité et se trouve
aux pieds des blocs qui résistent encore à la dégradation de la roche.
Les cargneules constituent un autre exemple d’altération différentielle. Ce sont
des roches calcaires dont la partie dolomitique est dissoute par des eaux riches en
sulfates. Elles ont donc un aspect particulier, illustré par la figure 3.8b.
L’efficacité des réactions chimiques est contrôlée par l’étendue de la surface de
contact et par la cinétique de la réaction. Cette dernière est d’autant plus rapide
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La formation et l’évolution des sols
Dans les régions tempérées, les roches qui affleurent sont colonisées par des végétaux, des champignons,
des bactéries et des vers de terre. La surface devient alors une zone de réactions chimiques intenses où
l’altération de la roche mère se combine avec l’enfouissement de matière organique. C’est la formation
des sols qui sont en général caractérisés par trois horizons (figure 3.7) :
• un horizon superficiel riche en matière organique provenant de l’accumulation de végétaux,
• un horizon intermédiaire où l’on retrouve, mélangés, des produits de l’altération de la roche mère et
de la matière organique,
• un horizon profond composé de la roche mère peu altérée.
Un sol se développe de manière dynamique. L’altération et l’activité biologique le font croître, le lessivage,
un refroidissement important et l’activité humaine (notamment les pesticides) le détruisent. Comme
ils contiennent beaucoup de matière organique, les sols jouent le rôle de sites de stockage du carbone.
Ainsi, une initiative française lancée lors de la COP21 en 2015 propose d’augmenter de 0,4 % par an les
stocks de carbone dans les sols agricoles et forestiers pour augmenter leur fertilité et compenser une
partie des émissions humaines qui contribuent au changement climatique.
Figure 3.7 ▲ Photographie d’une coupe naturelle d'un sol.
La limite entre l’horizon riche en matière organique et l’horizon
intermédiaire est apparente sur la partie haute.
peut le voir sur la figure 3.8a. Une arène granitique est un sable composé d’argiles
et de grains de quartz. Elle est formée in situ par l’altération du granité et se trouve
aux pieds des blocs qui résistent encore à la dégradation de la roche.
Les cargneules constituent un autre exemple d’altération différentielle. Ce sont
des roches calcaires dont la partie dolomitique est dissoute par des eaux riches en
sulfates. Elles ont donc un aspect particulier, illustré par la figure 3.8b.
L’efficacité des réactions chimiques est contrôlée par l’étendue de la surface de
contact et par la cinétique de la réaction. Cette dernière est d’autant plus rapide
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