CHAPITRE 1 • L’atmosphère et l’océan
Image satellitaire
du cyclone Katrina
(2005) au large des
côtes de Floride (hémisphère nord).
Les cyclones tropicaux Idai (2019), Irma (2017), Haiyan (2013) et Katrina (2(X)5)
sont des exemples récents parmi de très nombreux autres cyclones tropicaux, qui
sont des phénomènes naturels extrêmes mettant en scène l'atmosphère et l’océan.
Ces phénomènes naturels ont eu des conséquences lourdes sur les vies humaines,
sur les écosystèmes et les infrastructures, du fait des destructions consécutives et,
sont donc très médiatisés.
Les cyclones tropicaux se forment dans la zone de convergence intertropicale, à
plus de 6° de l’équateur, à la fin de l’été et au début de l’automne dans chaque
hémisphère. L’énergie nécessaire pour la formation d’un cyclone tropical provient
de la chaleur latente de l’eau associée à son évaporation quand la température de
l’océan des cinquante premiers mètres est d’au moins 28 °C (figure 1.21). Ces
conditions thermiques génèrent une zone de basse pression, d’où il résulte une
convergence des vents (voir focus section 1.3). Cette énergie thermique provenant
de l’océan est transformée en énergie mécanique. Le cyclone se déplace ensuite
latitudinalement en suivant la circulation atmosphérique zonale (figure 1.7). Dans
l’Atlantique nord, les cyclones tropicaux se forment près de la côte ouest africaine
puis sont transportés jusqu’aux Antilles et à la côte sud-est des Etats-Unis d’Amérique par les alizés de nord-est. Les cyclones tropicaux sont de puissantes machines
thermodynamiques, très turbulentes d’un point de vue physique et associés à des
pluies et des vents très violents organisés sur un diamètre de 500 à 1 000 km. En
2005, les données altimétriques des satellites Topex/Poséidon et Jason (précision
de l’ordre du cm) ont montré la persistance du cyclone Katrina (catégorie 5), tant
que celui-ci était en contact avec les eaux chaudes océaniques. Une fois que le
cyclone tropical atteint le continent, il n’acquiert plus l'énergie thermique provenant
de l’océan. De ce fait, il tend à disparaître.
Définition
Figure 1.21
La structure d’un
cyclone.
Un cyclone tropical, un ouragan (Atlantique) ou un typhon (Pacifique) sont des ternies
définissant un même phénomène météorologique associant une température élevée de l’océan
de surface et un déplacement cyclonique de l’air atmosphérique très rapide avec des tempêtes.
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Image satellitaire
du cyclone Katrina
(2005) au large des
côtes de Floride (hémisphère nord).
Les cyclones tropicaux Idai (2019), Irma (2017), Haiyan (2013) et Katrina (2(X)5)
sont des exemples récents parmi de très nombreux autres cyclones tropicaux, qui
sont des phénomènes naturels extrêmes mettant en scène l'atmosphère et l’océan.
Ces phénomènes naturels ont eu des conséquences lourdes sur les vies humaines,
sur les écosystèmes et les infrastructures, du fait des destructions consécutives et,
sont donc très médiatisés.
Les cyclones tropicaux se forment dans la zone de convergence intertropicale, à
plus de 6° de l’équateur, à la fin de l’été et au début de l’automne dans chaque
hémisphère. L’énergie nécessaire pour la formation d’un cyclone tropical provient
de la chaleur latente de l’eau associée à son évaporation quand la température de
l’océan des cinquante premiers mètres est d’au moins 28 °C (figure 1.21). Ces
conditions thermiques génèrent une zone de basse pression, d’où il résulte une
convergence des vents (voir focus section 1.3). Cette énergie thermique provenant
de l’océan est transformée en énergie mécanique. Le cyclone se déplace ensuite
latitudinalement en suivant la circulation atmosphérique zonale (figure 1.7). Dans
l’Atlantique nord, les cyclones tropicaux se forment près de la côte ouest africaine
puis sont transportés jusqu’aux Antilles et à la côte sud-est des Etats-Unis d’Amérique par les alizés de nord-est. Les cyclones tropicaux sont de puissantes machines
thermodynamiques, très turbulentes d’un point de vue physique et associés à des
pluies et des vents très violents organisés sur un diamètre de 500 à 1 000 km. En
2005, les données altimétriques des satellites Topex/Poséidon et Jason (précision
de l’ordre du cm) ont montré la persistance du cyclone Katrina (catégorie 5), tant
que celui-ci était en contact avec les eaux chaudes océaniques. Une fois que le
cyclone tropical atteint le continent, il n’acquiert plus l'énergie thermique provenant
de l’océan. De ce fait, il tend à disparaître.
Définition
Figure 1.21
La structure d’un
cyclone.
Un cyclone tropical, un ouragan (Atlantique) ou un typhon (Pacifique) sont des ternies
définissant un même phénomène météorologique associant une température élevée de l’océan
de surface et un déplacement cyclonique de l’air atmosphérique très rapide avec des tempêtes.
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