PARTIE 1 | Les enveloppes fluides externes actuelles
Le dernier rapport du GIEC (voir chapitre 13) indique une augmentation de l’activité
des cyclones tropicaux intenses depuis les années 1970, ce qui soulève une question
majeure : est-ce le fruit d’une variabilité naturelle du couple océan et atmosphère
ou bien du changement climatique récent ? Le GIEC n’est pas en mesure d’affirmer
que cette augmentation provient d’une contribution humaine. Les modèles climatiques ne permettent pas non plus de prédire l’évolution du nombre et de l’intensité
des cyclones tropicaux lors du xxie siècle. Toutefois, l’intensification des cyclones
tropicaux pourrait être associée à l’augmentation avérée de la chaleur accumulée
dans l’océan du fait du réchauffement climatique récent. Ce réchauffement accentue d’une part l’évaporation de l’eau dans les régions intertropicales (entre 30°N
et 30°S). D’autre part, le brassage de la couche de mélange par les alizés tend à
augmenter l’apport de l’énergie thermique (les eaux froides de la thermocline étant
plus profondes). Ceci fournit de l’énergie pour la formation des cyclones tropicaux.
Certains scientifiques indiquent que l’intensification des cyclones tropicaux pourrait
provenir d'une variabilité naturelle du système couplé océan-atmosphère Atlantique,
qui se produit avec une période de l’ordre d’une trentaine d’années. D’autres ont
montré que l’activité cyclonique de l’océan Atlantique peut être reliée à la variabilité australe (pas ou peu de cyclones pendant un El Nino), qui sera l’objet de la
section suivante.
FOCUS
La gestion du risque cyclonique
On peut considérer qu’un cyclone contient plusieurs tempêtes tropicales organisées sur
un diamètre de 500 à 1000 km. Selon la vitesse des vents, on distingue différents types
de phénomènes météorologiques (tableau ci-dessous). La virulence de chaque cyclone
est identifiée en cinq catégories selon la vitesse des vents.
Vitesse des vents
Phénomènes météorologiques
Inférieures à 65 km • h-1
Dépression tropicale
65 à 119 km ■ h’1
Tempête tropicale
Supérieures à 119 km • h-1 et de plus
| de 250 km ■ h-1
Cyclone tropical de catégories 1 à 5
La gestion du risque cyclonique tropical débute par le suivi en continu des variables atmosphériques et océaniques. L Organisation Météorologique Mondiale a créé quatre grands
centres régionaux en charge de surveiller les cyclones tropicaux: Miami, New Delhi, Tokyo,
Saint-Denis-de-la-Réunion. Une fois, le cyclone tropical formé, les scientifiques s’emploient
à caractériser la structure et les variations d’intensité du cyclone et à suivre sa trajectoire
grâce à I imagerie satellitaire. Des modèles météorologiques sont également utilisés pour
prévoir la trajectoire future. Étant donné le caractère très turbulent de ces phénomènes, il
2,eSt f.aS?C'le de prevoir la Mémoire future d’un cyclone tropical. Toutefois, il est possible
d établir des prévisions du passage du cyclone quelques heures à jours auparavant, comme
ce fut e cas avec le cyclone Irma en 2017 dans les Antilles (catégorie 5). Cela permet aux
au on es locales de décider d évacuer ou non les zones habitées. Dans le cas du cyclone
Irma, plusieursimillionside personnes ont été évacuées. Malgré tout, une centaine de morts
détruhpUpxpmnlL Z ’
comptal3l'is®s en P'us des nombreuses infrastructures
détruites (exemple. Saint-Martin, voir photographie ci-contre), se chiffrant à plus de 60 milliards d euros de dégâts. Gerer le risque cyclonique tropical passe donc également par des
constructions résistantes et la mise en place de procédures d’alerte efficaces.
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Le dernier rapport du GIEC (voir chapitre 13) indique une augmentation de l’activité
des cyclones tropicaux intenses depuis les années 1970, ce qui soulève une question
majeure : est-ce le fruit d’une variabilité naturelle du couple océan et atmosphère
ou bien du changement climatique récent ? Le GIEC n’est pas en mesure d’affirmer
que cette augmentation provient d’une contribution humaine. Les modèles climatiques ne permettent pas non plus de prédire l’évolution du nombre et de l’intensité
des cyclones tropicaux lors du xxie siècle. Toutefois, l’intensification des cyclones
tropicaux pourrait être associée à l’augmentation avérée de la chaleur accumulée
dans l’océan du fait du réchauffement climatique récent. Ce réchauffement accentue d’une part l’évaporation de l’eau dans les régions intertropicales (entre 30°N
et 30°S). D’autre part, le brassage de la couche de mélange par les alizés tend à
augmenter l’apport de l’énergie thermique (les eaux froides de la thermocline étant
plus profondes). Ceci fournit de l’énergie pour la formation des cyclones tropicaux.
Certains scientifiques indiquent que l’intensification des cyclones tropicaux pourrait
provenir d'une variabilité naturelle du système couplé océan-atmosphère Atlantique,
qui se produit avec une période de l’ordre d’une trentaine d’années. D’autres ont
montré que l’activité cyclonique de l’océan Atlantique peut être reliée à la variabilité australe (pas ou peu de cyclones pendant un El Nino), qui sera l’objet de la
section suivante.
FOCUS
La gestion du risque cyclonique
On peut considérer qu’un cyclone contient plusieurs tempêtes tropicales organisées sur
un diamètre de 500 à 1000 km. Selon la vitesse des vents, on distingue différents types
de phénomènes météorologiques (tableau ci-dessous). La virulence de chaque cyclone
est identifiée en cinq catégories selon la vitesse des vents.
Vitesse des vents
Phénomènes météorologiques
Inférieures à 65 km • h-1
Dépression tropicale
65 à 119 km ■ h’1
Tempête tropicale
Supérieures à 119 km • h-1 et de plus
| de 250 km ■ h-1
Cyclone tropical de catégories 1 à 5
La gestion du risque cyclonique tropical débute par le suivi en continu des variables atmosphériques et océaniques. L Organisation Météorologique Mondiale a créé quatre grands
centres régionaux en charge de surveiller les cyclones tropicaux: Miami, New Delhi, Tokyo,
Saint-Denis-de-la-Réunion. Une fois, le cyclone tropical formé, les scientifiques s’emploient
à caractériser la structure et les variations d’intensité du cyclone et à suivre sa trajectoire
grâce à I imagerie satellitaire. Des modèles météorologiques sont également utilisés pour
prévoir la trajectoire future. Étant donné le caractère très turbulent de ces phénomènes, il
2,eSt f.aS?C'le de prevoir la Mémoire future d’un cyclone tropical. Toutefois, il est possible
d établir des prévisions du passage du cyclone quelques heures à jours auparavant, comme
ce fut e cas avec le cyclone Irma en 2017 dans les Antilles (catégorie 5). Cela permet aux
au on es locales de décider d évacuer ou non les zones habitées. Dans le cas du cyclone
Irma, plusieursimillionside personnes ont été évacuées. Malgré tout, une centaine de morts
détruhpUpxpmnlL Z ’
comptal3l'is®s en P'us des nombreuses infrastructures
détruites (exemple. Saint-Martin, voir photographie ci-contre), se chiffrant à plus de 60 milliards d euros de dégâts. Gerer le risque cyclonique tropical passe donc également par des
constructions résistantes et la mise en place de procédures d’alerte efficaces.
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