CHAPITRE 1 • L’atmosphère et l’océan
expliquer cette tendance par la distribution de la température de surface de l’océan entre l’équateur et les
pôles (figure 1.12). En effet, une loi chimique indique que la solubilité des gaz dans l’eau est inversement
proportionnelle à la température. Les hautes latitudes, caractérisées par des eaux froides, sont donc
des zones de pompage de carbone. On parle de pompe physique. Quand on intègre le flux sur toute la
surface océanique, il en découle que l’océan est un puits de carbone. L’export de carbone est d’autant
plus efficace que le pompage se produit dans la zone de formation des eaux profondes (NADW).
Ce flux de carbone entre océan et atmosphère s’inscrit dans l’ensemble des échanges d’éléments carbone
minéral et organique au sein de la planète Terre, nommé cycle du carbone (figure 1.19). Le cycle du
carbone « rapide » fait appel à la fois à des processus physiques, chimiques et biologiques intervenant
entre les réservoirs océan, atmosphère, biosphère et sols (partie superficielle de la lithosphère). Le dernier rapport du GIEC (2014) résume les stocks et flux de carbone avant 1750 (période pré-industrielle) et
après. L’industrialisation à partir de 1750 a conduit à un déséquilibre du cycle du carbone par l’addition
de nouveaux flux : 1) l’utilisation des combustibles fossiles et la production de ciment, 2) les changements
d’utilisation des sols (agriculture, urbanisation). L’apport supplémentaire de carbone dit anthropique
est absorbé par trois réservoirs : l’océan, l’atmosphère et la biosphère terrestre (figure 1.19).
Figure 1.19
Le cycle du
carbone.
3 Les interactions entre atmosphère et océan
3.1| Les interactions à l’échelle saisonnière :
moussons et cyclones tropicaux
La mousson est un phénomène météorologique saisonnier qui se produit dans
plusieurs zones du monde comme au niveau du piémont himalayen (Népal. Inde,
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