PARTIE 1 | Les enveloppes fluides externes actuelles
Bangladesh) ou à l’ouest du continent africain (Bénin, golfe de Guinée). La mousson
résulte de deux processus : climatique et thermique.
Tout d’abord, le processus climatique est une modification saisonnière du sens
des vents, qui résulte de la migration latitudinale de la zone de convergence intertropicale vers le nord en été boréal et vers le sud en hiver boréal (figure 1.20). Les
alizés franchissent l’équateur géographique entre l’été et l’hiver. Leur trajectoire
est donc déviée sous l’effet de la force de Coriolis.
Ensuite, le processus thermique correspond à l’inversion du gradient thermique
entre l’océan et le continent (figure 1.20). Au cours de l’hiver, le continent asiatique
se refroidit plus vite que l’océan indien. L’air continental plus froid et donc plus
dense génère la formation d’une zone de haute pression sur le continent asiatique.
À l’inverse, du fait de sa grande capacité calorifique, l’océan se refroidit moins vite
que le continent, créant ainsi une zone de basse pression en domaine océanique.
Du fait de ce gradient de pression, un vent saisonnier dirigé vers l’océan se met en
place humidifiant progressivement l’air froid et sec d’origine continentale. Cela
entraîne la survenue de précipitations saisonnières intenses sur l’océan indien :
c’est la mousson d’hiver.
Au cours de l’été, du fait de sa grande inertie thermique, l’océan se réchaulfe moins
vite que le continent. Le gradient thermique s’inverse donc par rapport à l’hiver boréal, avec une zone de basse pression au niveau du continent asiatique (figure 1.20).
Il en résulte des pluies intenses pouvant générer d’importantes inondations sur le
Népal et l’Inde notamment.
Définition
La mousson est un phénomène météorologique saisonnier qui correspond à une modification
du régime de vent, soufflant au-dessus de grandes régions intertropicales de l’océan vers le
continent, et inversement.
Figure 1.20
La mousson
indienne : un
phénomène
d'interaction entre
atmosphère et océan
variant à l'échelle de
la saison.
Les zones de haute
pression (HP) et de
basse pression (BP)
sont indiquées.
Bangladesh) ou à l’ouest du continent africain (Bénin, golfe de Guinée). La mousson
résulte de deux processus : climatique et thermique.
Tout d’abord, le processus climatique est une modification saisonnière du sens
des vents, qui résulte de la migration latitudinale de la zone de convergence intertropicale vers le nord en été boréal et vers le sud en hiver boréal (figure 1.20). Les
alizés franchissent l’équateur géographique entre l’été et l’hiver. Leur trajectoire
est donc déviée sous l’effet de la force de Coriolis.
Ensuite, le processus thermique correspond à l’inversion du gradient thermique
entre l’océan et le continent (figure 1.20). Au cours de l’hiver, le continent asiatique
se refroidit plus vite que l’océan indien. L’air continental plus froid et donc plus
dense génère la formation d’une zone de haute pression sur le continent asiatique.
À l’inverse, du fait de sa grande capacité calorifique, l’océan se refroidit moins vite
que le continent, créant ainsi une zone de basse pression en domaine océanique.
Du fait de ce gradient de pression, un vent saisonnier dirigé vers l’océan se met en
place humidifiant progressivement l’air froid et sec d’origine continentale. Cela
entraîne la survenue de précipitations saisonnières intenses sur l’océan indien :
c’est la mousson d’hiver.
Au cours de l’été, du fait de sa grande inertie thermique, l’océan se réchaulfe moins
vite que le continent. Le gradient thermique s’inverse donc par rapport à l’hiver boréal, avec une zone de basse pression au niveau du continent asiatique (figure 1.20).
Il en résulte des pluies intenses pouvant générer d’importantes inondations sur le
Népal et l’Inde notamment.
Définition
La mousson est un phénomène météorologique saisonnier qui correspond à une modification
du régime de vent, soufflant au-dessus de grandes régions intertropicales de l’océan vers le
continent, et inversement.
Figure 1.20
La mousson
indienne : un
phénomène
d'interaction entre
atmosphère et océan
variant à l'échelle de
la saison.
Les zones de haute
pression (HP) et de
basse pression (BP)
sont indiquées.
