CHAPITRE 17 . Les roches, des matériaux de construction
Les premiers gisements de cuivre étaient exploités à partir de cuivre natif, c’est-à-dire
pur. L extraction de cette roche était donc peu contraignante. Du fait de l’épuisement
du cuivre natif, les miniers sont passés à l’exploitation des filons de chalcopyrite
(CuFeS2), qui est un minéral extrait des mines pour son contenu de quelques pour
cent à 10 % de cuivre (figure 17.13). Ce nouveau procédé d’extraction nécessite :
le développement de 1 exploitation des filons (parfois à grande profondeur) ;
des fonderies capables d extraire le fer et le soufre pour récupérer le cuivre. Il
est donc plus contraignant et plus onéreux.
Enfin, il est possible d’exploiter des gisements contenant moins de 1 % de cuivre
mais cela implique de gigantesques carrières, qui peuvent exploiter plusieurs centaines de milliers de tonnes de roches par jour. Ce troisième procédé nécessite :
• l’utilisation d’explosifs pour broyer les roches ;
• des concasseurs très puissants pour obtenir de petits morceaux de roche ;
• la mise en place de la flottation qui est une technique métallurgique permettant
d’extraire le minerai de cuivre.
Ces procédés ont été développés dès le début du xxe siècle, ce qui a entraîné une
explosion de la production et de l’utilisation de cuivre. Aujourd’hui, les miniers
peuvent utiliser la lixiviation, qui est un procédé chimique d’extraction de minéraux
évitant de broyer la roche.
Figure 17.13 ! ►
Le minéral de
chalcopyrite.
Du fait de l’exploitation passée des meilleurs gisements, il reste aujourd'hui essentiellement de petits gisements à fortes teneurs et de grands gisements à faibles
teneurs. Plus largement, la possibilité d’exploitation d un gisement, c est-à-dire
la possibilité d’évaluer son potentiel de réserves, dépend d’un cumul de facteurs :
• la teneur et la masse totale estimées de 1 élément, supérieure a son clarkc (c està-dire sa teneur moyenne dans la croûte) ;
• la nature du minerai : la taille des grains et la dureté du minerai, qui influencent
le coût du broyage en fine poudre ;
• la localisation du gisement en fonction de sa profondeur, de I accessibilité et
de la dispersion de la substance utile, de sa distance à la ville et aux industries, de
la rigueur du climat, de l’instabilité politique ,
• les facteurs miniers (techniques), économiques et politiques.
La conséquence du développement grandissant de ces nouveaux procédés tient
moins dans l'appauvrissement des gisements que dans l'augmentat.on du coût
énergétique et écologique.
405
Précédent

- 421/456

Suivant