PARTIES | Ressources naturelles et impacts environnementaux
FOCUS
Exploiter les nodules polymétalliques ?
Face à la pénurie de grands gisements à forte teneur, plusieurs États (le Japon, la Corée
du Sud et les États-Unis) et entreprises cherchent de nouveaux gisements à exploiter.
Depuis les grands programmes internationaux de forage qui ont débuté dans les années
1970, les scientifiques ont mis en évidence l’existence de nodules polymétalliques près
des dorsales à plus de 2 500 m de profondeur. Ces nodules sont des concrétions de
roche avec des teneurs en nickel, en cuivre, en cobalt, en argent et en d’autres éléments
métalliques de valeur plus élevées que sur les continents (voir photographie ci-contre).
Le procédé développé pour récolter les nodules est d’aspirer de grandes quantités de
sédiments marins par des bateaux qui conserveraient les nodules pour relarguer plus
loin le reste des sédiments. Ce procédé pose un problème majeur, car il perturbe les
riches écosystèmes aux abords des dorsales (connus depuis les premières plongées des
submersibles dans les années 1980). L’exploitation de ces gisements océaniques a été
autorisée par l’Autorité internationale des fonds marins et a déjà été mise en oeuvre
dans l’océan Pacifique en 2018.
Les conséquences environnementales
L’exploitation des roches dans la construction a des conséquences environnementales
importantes :
- appauvrissement en certains matériaux nécessitant de développer de nouveaux procédés ;
- glissements de terrain et séismes ;
- pollution de la zone exploitée liée à l’extraction (comme par exemple à l’arsenic et au
mercure dans la mine de Bingham Canyon) ;
- accroissement des déchets à stocker et à protéger (99,5 % de la roche pour l’exploitation
de minerais) ;
- perturbation du cycle du carbone par l’apport de CO2 dans l’atmosphère (cimenterie)
et réchauffement climatique.
Ci-contre : la mine à ciel ouvert de Bingham Canyon (États-Unis) exploitée pour son cuivre depuis la seconde moitié
du xixe siècle (large de 4 km et profonde de plus de 1 km).
En conclusion, nous pouvons mettre en avant les propriétés physico-chimiques des
roches de construction et les critères choisis pour leurs différentes utilisations :
• proximité des carrières —» limitation du coût du transport —» augmentation de
la rentabilité ;
• résistance mécanique à la déformation (éviter la rupture) et à l’altération chimique
(précipitations) —» longévité des matériaux ;
• cohésion ;
• faible porosité ;
propriétés spécifiques : forte teneur en minerais, pigments, isolante.
Lorsque ces propriétés font défaut dans les carrières à proximité, les roches de
mauvaise qualité sont alors utilisées comme granulats.
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FOCUS
Exploiter les nodules polymétalliques ?
Face à la pénurie de grands gisements à forte teneur, plusieurs États (le Japon, la Corée
du Sud et les États-Unis) et entreprises cherchent de nouveaux gisements à exploiter.
Depuis les grands programmes internationaux de forage qui ont débuté dans les années
1970, les scientifiques ont mis en évidence l’existence de nodules polymétalliques près
des dorsales à plus de 2 500 m de profondeur. Ces nodules sont des concrétions de
roche avec des teneurs en nickel, en cuivre, en cobalt, en argent et en d’autres éléments
métalliques de valeur plus élevées que sur les continents (voir photographie ci-contre).
Le procédé développé pour récolter les nodules est d’aspirer de grandes quantités de
sédiments marins par des bateaux qui conserveraient les nodules pour relarguer plus
loin le reste des sédiments. Ce procédé pose un problème majeur, car il perturbe les
riches écosystèmes aux abords des dorsales (connus depuis les premières plongées des
submersibles dans les années 1980). L’exploitation de ces gisements océaniques a été
autorisée par l’Autorité internationale des fonds marins et a déjà été mise en oeuvre
dans l’océan Pacifique en 2018.
Les conséquences environnementales
L’exploitation des roches dans la construction a des conséquences environnementales
importantes :
- appauvrissement en certains matériaux nécessitant de développer de nouveaux procédés ;
- glissements de terrain et séismes ;
- pollution de la zone exploitée liée à l’extraction (comme par exemple à l’arsenic et au
mercure dans la mine de Bingham Canyon) ;
- accroissement des déchets à stocker et à protéger (99,5 % de la roche pour l’exploitation
de minerais) ;
- perturbation du cycle du carbone par l’apport de CO2 dans l’atmosphère (cimenterie)
et réchauffement climatique.
Ci-contre : la mine à ciel ouvert de Bingham Canyon (États-Unis) exploitée pour son cuivre depuis la seconde moitié
du xixe siècle (large de 4 km et profonde de plus de 1 km).
En conclusion, nous pouvons mettre en avant les propriétés physico-chimiques des
roches de construction et les critères choisis pour leurs différentes utilisations :
• proximité des carrières —» limitation du coût du transport —» augmentation de
la rentabilité ;
• résistance mécanique à la déformation (éviter la rupture) et à l’altération chimique
(précipitations) —» longévité des matériaux ;
• cohésion ;
• faible porosité ;
propriétés spécifiques : forte teneur en minerais, pigments, isolante.
Lorsque ces propriétés font défaut dans les carrières à proximité, les roches de
mauvaise qualité sont alors utilisées comme granulats.
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