5 | Ressources naturelles et impacts environnementaux
Définitions
Un minerai est un matériau solide naturel contenant une substance utile à la société dont
l’extraction génère des profits. Un gisement est une accumulation de minerai(s) présente en
concentration suffisante pour générer des profits. Une mine est l’ensemble des infrastructures
destinées à exploiter un gisement. Elle peut être à ciel ouvert ou souterraine (dans ce dernier
cas elle sera plus onéreuse).
Une ressource est la quantité de minéraux et de métaux d’un gisement qu’un géologue infère,
indique voire mesure quand cela est possible. Une réserve est la quantité identifiée par les
miniers, correspondant à la ressource exploitable.
FOCUS
La Nouvelle-Calédonie et les gisements de nickel
Les latérites ou saprolites néo-calédoniennes de couleur rougeâtre contiennent 33 % des
réserves mondiales de nickel. L’altération des péridotites a entraîné une concentration du
nickel dans les sols latéritiques qui sont exploités. Lors de la formation du sol, le nickel se
substitue au magnésium qui se trouve en grande concentration dans la péridotite (voir le
chapitre 6). La France avec la Nouvelle-Calédonie est donc le 4e État producteur de nickel
au monde avec une augmentation de la production entre 2013 (164 400 tonnes) et 2017
(215 400 tonnes selon le British Geological Survey).
Le cuivre est, avec l’or, l’un des premiers minerais utilisés par l’humain (il y a
7 000 ans en Asie lors de l’Âge du cuivre, 5 000 ans lors de l’Âge du bronze). Sa
forte conductivité thermique et électrique, sa résistance à la corrosion et sa couleur
attractive ont suscité un grand nombre d’utilisations. Outre ses utilisations dans
l’électronique et l'électricité (42 %, câbles) et les transports (12 %, train à grande
vitesse), le cuivre sert à 28 % à la construction : tuyauterie, toiture, bardage.
De nombreux gisements de cuivre sont situés au niveau des zones de subduction,
si bien que le Chili, le Pérou et l’Indonésie sont des États qui ont développé une
importante économie minière. La mine d’Escondida dans le désert d’Atacama au
Chili est la plus productive au monde avec une exploitation de 1,27 milliers de
tonnes de roches par an en 2017 (figure 17.12). Les zones de convergence (subduction, collision) sont le siège d’intenses circulations de fluides, associées à de
forts apports de chaleur, ce qui favorise la formation de minerais.
Figure 17.12 h
La mine à ciel
ouvert d’Escondida
dans le désert
d’ Atacama (Chili)
exploitée pour son
cuivre depuis la fin
des années 1980
(large de 4 km et
profonde de plus
de 1 km).
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