PARTIE 4 | Histoire de la Terre et de l’Univers
Durée : plusieurs extinctions plus modérées ont eu lieu au cours du Dévonien, dont
les impacts se sont cumulés à celui de la crise finale.
Taxons concernés : les taxons continentaux, plantes comme Arthropodes, ne semblent
pas subir cette crise. Alors que parmi les populations marines, disparaissent 21 %
des familles, 50 % des genres et 75 % des espèces, beaucoup en milieu benthique.
Le milieu récifal notamment est touché, mais pas les groupes constructeurs, dont
on retrouve des traces isolées.
Causes : cette crise est probablement due à une combinaison de causes, notamment :
une crise anoxique (évènement Kellwasser) et des variations climatiques rapides
(un bref épisode froid suivi d’une période chaude).
4.31 Crise Permo-Trïas-258 à-252 Ma
Traces géologiques : le point stratotypique de cette limite (site de Meischan,
Chine) est constitué de niveaux d’argile jaunâtre, marquant une période d’anoxie,
riches en fossiles de Champignons, cette prolifération fongique étant le témoin
d’une décomposition générale de la matière organique précédemment accumulée.
Durée : auparavant, on pensait que cette crise avait duré plus de 10 Ma, mais
l’hypothèse d’un double évènement semble plus probable, d’où son importance
globale : crise d’ 1 Ma à -258 Ma puis à nouveau crise d’ 1 Ma à -252 Ma.
Taxons concernés : C’est la plus grande crise biologique connue : 50 % des familles,
75 % des genres et 95 % des espèces marines, et 75 % des espèces continentales,
disparaissent. Parmi les disparus, on compte les Trilobites (voir section 3.2.1), la
quasi-totalité des Coraux et des Brachiopodes (voir section 3.2.1).
Causes : 1) à la fin du Permien, le climat se réchauffe (voir chapitre 13), car les
trapps sibériens se mettent en place, libérant une grande quantité de CO2 dans
l’atmosphère, 2) les continents se regroupent en un seul, la Pangée, limitant la
surface des plateaux continentaux et donc les niches écologiques d’une part et
continentalisant le climat d’autre part, 3) une régression marine importante a lieu.
Parmi toutes ces causes possibles, quelle est la responsable de la crise ? Pour y
répondre la métaphore du crime de l’Orient express peut être utilisée : les coupables
sont multiples. En effet, cette crise, comme la plupart, résulte de la conjonction
d'un ensemble de phénomènes, qui « créent un système complexe comprenant de
nombreuses actions et rétroactions, des pas de temps différents, etc. conduisant à
un profond déséquilibre » (site du Muséum national d’Histoire naturelle). Le cumul
des différents phénomènes ayant eu lieu à la fin du Permien a résulté en une anoxie
océanique et un réchauffement global.
4.41 Crise Trias-Jurassique-202 Ma
Traces géologiques : disparition d’espèces, roches volcaniques.
Durée : 17 Ma, donc relativement long.
'l'axons concernés : 23 % des familles, 47 % des genres, 75 % des espèces disparaissent.
348
Durée : plusieurs extinctions plus modérées ont eu lieu au cours du Dévonien, dont
les impacts se sont cumulés à celui de la crise finale.
Taxons concernés : les taxons continentaux, plantes comme Arthropodes, ne semblent
pas subir cette crise. Alors que parmi les populations marines, disparaissent 21 %
des familles, 50 % des genres et 75 % des espèces, beaucoup en milieu benthique.
Le milieu récifal notamment est touché, mais pas les groupes constructeurs, dont
on retrouve des traces isolées.
Causes : cette crise est probablement due à une combinaison de causes, notamment :
une crise anoxique (évènement Kellwasser) et des variations climatiques rapides
(un bref épisode froid suivi d’une période chaude).
4.31 Crise Permo-Trïas-258 à-252 Ma
Traces géologiques : le point stratotypique de cette limite (site de Meischan,
Chine) est constitué de niveaux d’argile jaunâtre, marquant une période d’anoxie,
riches en fossiles de Champignons, cette prolifération fongique étant le témoin
d’une décomposition générale de la matière organique précédemment accumulée.
Durée : auparavant, on pensait que cette crise avait duré plus de 10 Ma, mais
l’hypothèse d’un double évènement semble plus probable, d’où son importance
globale : crise d’ 1 Ma à -258 Ma puis à nouveau crise d’ 1 Ma à -252 Ma.
Taxons concernés : C’est la plus grande crise biologique connue : 50 % des familles,
75 % des genres et 95 % des espèces marines, et 75 % des espèces continentales,
disparaissent. Parmi les disparus, on compte les Trilobites (voir section 3.2.1), la
quasi-totalité des Coraux et des Brachiopodes (voir section 3.2.1).
Causes : 1) à la fin du Permien, le climat se réchauffe (voir chapitre 13), car les
trapps sibériens se mettent en place, libérant une grande quantité de CO2 dans
l’atmosphère, 2) les continents se regroupent en un seul, la Pangée, limitant la
surface des plateaux continentaux et donc les niches écologiques d’une part et
continentalisant le climat d’autre part, 3) une régression marine importante a lieu.
Parmi toutes ces causes possibles, quelle est la responsable de la crise ? Pour y
répondre la métaphore du crime de l’Orient express peut être utilisée : les coupables
sont multiples. En effet, cette crise, comme la plupart, résulte de la conjonction
d'un ensemble de phénomènes, qui « créent un système complexe comprenant de
nombreuses actions et rétroactions, des pas de temps différents, etc. conduisant à
un profond déséquilibre » (site du Muséum national d’Histoire naturelle). Le cumul
des différents phénomènes ayant eu lieu à la fin du Permien a résulté en une anoxie
océanique et un réchauffement global.
4.41 Crise Trias-Jurassique-202 Ma
Traces géologiques : disparition d’espèces, roches volcaniques.
Durée : 17 Ma, donc relativement long.
'l'axons concernés : 23 % des familles, 47 % des genres, 75 % des espèces disparaissent.
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